Soient A un anneau et (Jn)n∈N une suite décroissante d’idéaux de A. On suppose que A est séparé et complet pour la topologie définie par la filtration (Jn)n∈N et qu’on a pJn+Jnp⊂Jn+1 pour tout entier n⩾0. On note πn l’application canonique de A sur A/Jn. Soient R un anneau parfait de caractéristique p et φ un homomorphisme d’anneaux de R dans A/J0. a) Il existe une application φ de R dans A, et une seule, telle que l’on ait φ=π0∘φ et φ(xp)=φ(x)p pour tout x∈R. De plus, on a φ(1)=1 et φ(xy)=φ(x)φ(y) pour x et y dans R. Lorsque A est un anneau de caractéristique p, φ est un homomorphisme d’anneaux. (On pourra utiliser l’exercice précédent.) b) Pour tout n∈N, il existe un unique homomorphisme d’anneaux vn:Wn+1(A/J0)→A/Jn rendant commutatif le diagramme
c) Posons un=vn∘Wn+1(φ)∘F−n. Alors, pour tout n∈N, le diagramme suivant, où les flèches verticales désignent les projections canoniques, est commutatif
Wn+2(R)↓Wn+1(R)un+1unA/Jn+1↓A/Jn.
d) Il existe un unique homomorphisme d’anneaux u rendant commutatif le diagramme suivant
W(R)↓Φ0RuφA↓π0A/J0.
L’homomorphisme u est continu quand on munit W(R) de la topologie p-adique, et pour tout a=(an)n∈N∈W(R), on a u(a)=∑n=0∞pnφ(anp−n).
(L’existence de u découle de ce qui précède. Pour prouver l’unicité de u, sa continuité et son expression explicite, utiliser l’égalité φ=u∘τ où φ est l’application de R dans A construite en a et τ:R→W(R) l’application définie au § 1, n° 5.)
e) Donner du th. 2 du § 2, n° 4, une démonstration autre que celle du texte et que celle de l’exerc. 4, c).