Soient k un corps et A une k-algèbre commutative. Pour tout entier i⩾1 posons Bi=A⊗kA⊗k⋯⊗kA et munissons Bi de la structure de A-algèbre obtenue en faisant agir A sur la première composante. Posons C1=B2,C2=B3,C3=B4⊕B3, et définissons des applications A-linéaires d2:C2→C1 et d3:C3→C2 par les formules
¹ Si A est une algèbre locale, noethérienne et complète sur un corps (discret) k, cette définition coïncide avec celle donnée en VIII, p. 98, exerc. 30, d’après l’exerc. 5 ci-après.
pour tout choix d’éléments x, y, z, α, β de A. On obtient ainsi un complexe de A-modules
Ck(A):C3d3C2d2C1.
Si N est un A-module, on dira qu’une application k-bilinéaire f:A×A→N est un 2-cocycle si l’on a l’identité xf(y,z)−f(xy,z)+f(x,yz)−zf(x,y)=0 pour x, y et z dans A, et qu’elle est symétrique si l’on a f(x,y)=f(y,x) pour tout couple (x,y)∈A×A.
a) Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) le complexe HomA(Ck(A),N) est acyclique pour tout A-module N ; (ii) quel que soit le A-module N, tout 2-cocycle symétrique f:A×A→N est un 1-cobord, c’est-à-dire de la forme f(a,b)=ag(b)+bg(a)−g(ab) avec g∈Homk(A,N); (iii) A est une algèbre lisse sur k.
b) Si A est un corps, les conditions précédentes sont aussi équivalentes à la condition que le complexe Ck(A) soit acyclique.