Exercice 4, § 2
Algèbre commutative, VI
On dit qu’un corps ordonné est euclidien si pour tout dans , il existe tel que .**
a) Soient un corps ordonné euclidien, un sous-corps de tel qu’il n’existe aucune extension de contenue dans , distincte de et comparable à . Montrer que si est une place de à valeurs dans un corps ordonné , extension algébrique de , et se réduisant à l’identité dans , alors est équivalente à la place canonique de par rapport à . (On peut considérer que prend ses valeurs dans un corps ordonné maximal extension algébrique de . Observer que est euclidien, et que si , et , on a ou . Si et sont l’anneau et l’idéal de la place , montrer successivement que l’on a , , et , en notant que est comparable à ).
b) Soient un corps ordonné euclidien, une place de à valeurs dans un corps ordonné maximal , et l’anneau et l’idéal de . Soit un sous-corps maximal parmi les sous-corps de tels que . Montrer que et que est algébriquement fermé dans , et par suite euclidien. Prouver qu’il n’existe aucune extension de contenue dans , distincte de et comparable à . En outre, le sous-corps de engendré par est algébrique sur et est par suite équivalente à la place canonique de par rapport à .
c) Soient un corps ordonné maximal, un sous-corps ordonné maximal de , distinct de et tel que soit comparable à (Alg., chap. VI, § 2, exerc. 15). Montrer qu’il n’existe aucune place de à valeurs dans , se réduisant à l’automorphisme identique dans .
Solution
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