Exercice 10, § 5
Algèbre commutative, VI
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Les hypothèses et notations sont celles de l’exerc. 9.
a) Si M est un A-module topologique discret, montrer que M est un module de torsion. Si de plus M est linéairement compact, montrer que M est artinien (si N est le noyau de l’endomorphisme x → πx, observer que N est linéairement compact et discret, et peut être considéré comme -espace vectoriel; utiliser alors l’exerc. 20 d) du chap. II, )
b) Déduire de a) que tout A-module topologique linéairement compact est strictement linéairement compact (chap. II, § 2, exerc. 19).
c) On appelle dual torique topologique d’un A-module topologique M le sous-module du dual torique algébrique , formé des homomorphismes continus de M dans (ce dernier étant muni de la topologie discrète). Si la topologie de M est linéaire (chap. II, § 2, exerc. 14) et si N est un sous-module fermé de M, montrer que le dual torique topologique de s’identifie à et celui de N à (pour déterminer le dual de N, remarquer que, pour tout homomorphisme continu de N dans , il existe un sous-module ouvert U de M tel que dans , puis utiliser l’exerc. 9).
d) Pour un A-module topologique M de rang fini, le dual torique topologique est égal au dual torique algébrique (se ramener au cas des modules de rang un).
e) Soit M un A-module topologique séparé dont la topologie est linéaire; montrer que pour tout dans M, il existe un tel que (remarquer qu’il existe un sous-module ouvert U de M tel que ); autrement dit, l’application canonique est injective. En déduire que si N est un sous-module fermé de M, est dense dans pour la topologie (utiliser d)), et par suite on a dans .
Montrer que M est dense dans pour la topologie .
f) Soit M un A-module topologique linéairement compact; montrer que l’injection canonique est une bijection, et que la topologie de M (identifié à ) est égale à . (Observer que si U est un sous-module ouvert de M, est artinien par a), et par suite est noethérien (exerc. 9 c)), et en déduire l’identité des topologies considérées sur M; terminer à l’aide de e)).
g) Soient M, N deux A-modules topologiques dont les topologies sont linéaires; pour tout homomorphisme continu , on a , et l’on désigne encore par (par abus de notation) l’application linéaire de dans ayant même graphe que . Si M et N sont séparés, montrer que la restriction à M de coïncide avec (M et N étant respectivement considérés comme plongés canoniquement dans et ); en outre, pour tout sous-module fermé Q de N, on a (utiliser e)).
h) Soit M un A-module linéairement compact; déduire de g) et de l’exerc. 9 f) que, pour que M soit sans torsion, il faut et il suffit que soit divisible, et pour que M soit divisible, il faut et il suffit que soit sans torsion.
Solution
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