Algèbre commutative, VIII, p. 83
a) Soient A un anneau intègre et f∈A[T], f=0. Montrer qu’il existe un idéal maximal m de A[T] tel que f∈/m (prendre un idéal maximal contenant T.f−1). b) Soit A un anneau. Montrer que l’on a dim(Specmax(A[T]))≥dim(A)+1. (Soit p0⊂p1⋯⊂pn une chaîne d’idéaux premiers de A. Considérons la chaîne
p0[T]⊂p1[T]⊂p2[T]⋯⊂pn[T]⊂(pn,T) d’idéaux premiers de
A[T] et posons
{Ui=V(pi[T])∩Specmax(A[T]),0≤i≤nUn+1=V(pn,T)∩Specmax(A[T]). Montrer en utilisant a) que
(Ui)0≤i≤n+1 est une suite strictement croissante de parties fermées irréductibles de
Specmax(A[T]). c) Soient
k un corps, S la partie de
k[X,Y] formée des éléments de la forme
1+Xg(X,Y), et
A=S−1k[X,Y]. Montrer que l’on a
dim(Specmax(A))=1 et
dim(Spec(A))=2. Généraliser au cas de plusieurs indéterminées. d) Montrer que pour tout couple d’entiers
0≤n<m, il existe un anneau noethérien A tel que
dim(Specmax(A))=n et
dim(Specmax(A[T]))=m. e) Soit A l’anneau noethérien défini dans l’exerc. 13. Montrer que l’on a
dim(Specmax(A))=1 et
dim(Specmax(A[T]))=∞.
1 Cet exemple est dû à M. Nagata, Local Rings, Interscience Publishers, 1960.