Algèbre commutative, VIII, p. 86
Soit A un anneau intègre. Posons nk(A)=dim(A[X1,...,Xk]) pour tout entier k⩾0. Soit D l’ensemble des suites d’entiers (ni)i⩾0 telles qu’il existe un anneau intègre A avec ni=ni(A) pour tout entier i⩾0. a) Démontrer les inégalités
sup(n0(A)+i+1,ni(A)+1)⩽ni+1(A)⩽inf(2ni(A)+1,2i+1(n0(A)+1)−1).
b) Montrer que la seule suite d’entiers commençant par 1, 2 et qui appartient à D est la suite ni=i+1. (Soit A tel que n0(A)=1, n1(A)=2. D’après l’exerc. 6, p. 84, la clôture intégrale de A est prüférienne. Utiliser l’exerc. 6, c), p. 84 pour conclure.) c) Démontrer les inégalités
n0(A)+i⩽ni(A)⩽(n0(A)+1)(i+1)−1.
En déduire que si l’on a n0(A)=0, alors on a ni(A)=i pour tout i∈N. d) Montrer que la suite des différences ni+1(A)−ni(A) est stationnaire. e) On utilise les notations de l’exerc. 7, p. 84. Soit δ le degré de transcendance de L′ sur L. Alors : (i) Si δ=0, on a ni(A)=ni(B)+1 pour tout i. (ii) Si 1⩽δ<∞, on a ni(A)=ni(B)+i+1 pour 0⩽i⩽δ et ni(A)=ni(B)+δ+1 pour i⩾δ. (iii) Si δ=∞, on a ni(A)=ni(B)+i+1 pour tout i. (Pour une caractérisation des éléments de D, on pourra consulter T. Parker, Amer. J. Math., 97 (1975), p. 308-311.)