Bourbaki

Exercice 11, § 3

Algèbre commutative, X, p. 160

Soit AA un anneau local.

a) Soient nn un entier ≥1\geq 1, u:An−1→Anu : A^{n-1} \to A^n une application AA-linéaire, d(u)\mathfrak{d}(u) l’idéal engendré par les mineurs d’ordre n−1n-1 de uu (exerc. 8). Si profA(d(u);A)≥2\mathrm{prof}_A(\mathfrak{d}(u); A) \geq 2, prouver que d(u)\mathfrak{d}(u) admet la résolution

0→An−1→uAn→vd(u)→0, 0 \to A^{n-1} \xrightarrow{u} A^n \xrightarrow{v} \mathfrak{d}(u) \to 0,

où vv est induit par l’homomorphisme ∧n−1(tu):An→A\wedge^{n-1}(t u) : A^n \to A (appliquer l’exerc. 9).

b) Inversement, soit JJ un idéal de AA de dimension projective 1. Prouver qu’il existe un élément simplifiable aa de AA, un entier nn et une application AA-linéaire u:An−1→Anu : A^{n-1} \to A^n tels que J=ad(u)J = a \mathfrak{d}(u); on a profA(J;A)=2\mathrm{prof}_A(J; A) = 2 (« théorème de Hilbert-Burch ») : déduire de l’exerc. 9 qu’une résolution minimale de JJ est de la forme 0→An−1→uAn→J0 \to A^{n-1} \xrightarrow{u} A^n \to J, avec profA(d(u);A)≥2\mathrm{prof}_A(\mathfrak{d}(u); A) \geq 2, puis appliquer a) et l’exerc. 1 du § 1, en observant que d(u)\mathfrak{d}(u) contient un élément simplifiable de AA.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.