Algèbre commutative, X, p. 161
Soient A un anneau local noethérien satisfaisant la condition (GM) (exerc. 13), M un A-module de type fini et de dimension projective finie.
a) Prouver les inégalités
dim(A)≤dpA(M)+dim(M)dim(A)−prof(A)≤dim(M)−prof(M).
Si en outre le module M est parfait (exerc. 4), on a dim(A)=dpA(M)+dim(M) (utiliser l’exerc. 15 du § 1).
b) Soit p∈Supp(M) ; si le Ap-module Mp est macaulayen, l’anneau Ap est un anneau de Macaulay. C’est le cas en particulier si p est un idéal premier minimal de Supp(M).
c) Soit x=(x1,…,xr) une suite sécante d’éléments de mA, qui engendre un idéal J de dimension projective finie. Démontrer que la suite x est complètement sécante pour A (soit p∈V(J) et soit q⊂p un idéal premier minimal de V(J) ; observer qu’on a prof(Ap)≥dpAp(Ap/Jp)≥dpAq(Aq/Jq) et dpAq(Aq/Jq)≥r d’après b), d’où finalement profA(J;A)≥r ; conclure que x est complètement sécante à l’aide du cor. 1 du th. 1 du § 1, no° 3).
d) Prouver que toute suite M-régulière est A-régulière. (Démontrer que tout élément a de A dont l’annulateur a n’est pas nul n’est pas M-régulier ; pour cela, se ramener par localisation au cas où Supp(M)∩Supp(a)={mA} ; en appliquant l’exerc. 13 a) au complexe L⊗AA/p, où L est une résolution libre de M et p un idéal premier associé de a, prouver les inégalités prof(A)≤dim(A/p)≤dpA(M) et en déduire prof(M)=0.)
e) Pour que l’anneau A soit intègre, il faut et il suffit qu’il contienne un idéal premier de dimension projective <+∞ (si dpA(p)<+∞, montrer que A s’identifie à un sous-anneau de l’anneau régulier Ap).