Bourbaki

Exercice 12, § 4

Algèbre commutative, X, p. 164

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient AA un anneau local régulier, MM un AA-module de type fini, tel que le AA-module EndA(M)\mathrm{End}_A(M) soit libre. On se propose de prouver que les conditions suivantes sont équivalentes : (i) le AA-module MM est libre ; (ii) le AA-module MM est réflexif ; (iii) ExtA1(M,M)=0\mathrm{Ext}_A^1(M, M) = 0. a) Prouver l’implication (iii) ⇒\Rightarrow (ii) (utiliser l’exerc. 2 de VII, §4§ 4).

b) Prouver l’implication opposée (utiliser l’exerc. 4 si dim⁡(A)≤2\dim(A)\leq 2, puis raisonner par récurrence sur dim⁡(A)\dim(A) à l’aide de l’exerc. 18 du § 1).

c) On suppose dim⁡(A)≤3\dim(A)\leq 3. Démontrer l’implication (ii) ⇒\Rightarrow (i) (utiliser l’exerc. 4 si dim⁡(A)≤2\dim(A)\leq 2 ; si dim⁡(A)=3\dim(A)=3, observer que (ii) implique dp⁡A(M)≤1\operatorname{dp}_A(M)\leq 1, puis que (iii) et la remarque 2 du no 3 entraînent que MM est projectif).

d) On suppose MM réflexif. Soit xx un élément de mA−mA2\mathfrak m_A-\mathfrak m_A^2 ; on note BB l’anneau A/xAA/xA, NN le BB-module M/xMM/xM et N∗N^* son dual. Prouver à l’aide de b) que le BB-module End⁡B(N)\operatorname{End}_B(N) est libre, puis que End⁡B(N∗)\operatorname{End}_B(N^*) est libre (déduire de VII, § 4, no 2 que End⁡B(N∗)\operatorname{End}_B(N^*) s’identifie au bidual de End⁡B(N)\operatorname{End}_B(N)).

e) Démontrer que (ii) implique (i) (raisonner par récurrence sur la dimension de AA, supposée ≥4\geq 4 ; avec les notations de d), l’hypothèse de récurrence entraîne que le BB-module N∗N^* est libre ; en déduire à l’aide de l’exerc. 18 du § 1 et de la prop. 7 du no 4 que l’on a prof⁡A(Ext⁡A1(M,B))≥1\operatorname{prof}_A(\operatorname{Ext}^1_A(M,B))\geq 1, puis que Ext⁡A1(M,A)\operatorname{Ext}^1_A(M,A), qui est de longueur finie par l’hypothèse de récurrence, est nul ; conclure que le BB-module M∗/xM∗M^*/xM^* s’identifie à N∗N^*, donc est libre, puis que le AA-module M∗M^* est libre et finalement que MM est libre.)

f) Déduire de ces résultats une autre démonstration du fait que l’anneau AA est factoriel.

12) Soient AA un anneau, (x1,…,xn)(x_1,\ldots,x_n) une famille d’éléments de AA, engendrant un idéal II. On dit que la famille (x1,…,xn)(x_1,\ldots,x_n) est AA-indépendante si les classes des xix_i dans I/I2I/I^2 forment une base de ce A/IA/I-module.

a) Toute famille complètement sécante pour AA est AA-indépendante.

b) Soit (x1,…,xn)(x_1,\ldots,x_n) une famille AA-indépendante, avec x1=x1′x1′′x_1=x'_1x''_1. Prouver que les familles (x1′,…,xn)(x'_1,\ldots,x_n) et (x1′′,…,xn)(x''_1,\ldots,x_n) sont AA-indépendantes, et que l’on a

lg⁡A(A/(x1,…,xn))=lg⁡A(A/(x1′,…,xn))+lg⁡A(A/(x1′′,…,xn)) \lg_A(A/(x_1,\ldots,x_n))=\lg_A(A/(x'_1,\ldots,x_n))+\lg_A(A/(x''_1,\ldots,x_n))

(observer que le quotient (x1′,…,xn)/(x1,…,xn)(x'_1,\ldots,x_n)/(x_1,\ldots,x_n) est isomorphe à A/(x1′′,…,xn)A/(x''_1,\ldots,x_n)).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.