Bourbaki

Exercice 4, § 7

Algèbre commutative, X, p. 170

Soient kk un anneau noethérien, AA une kk-algèbre de type fini. On dit que AA est une kk-algèbre étale (resp. nette) si elle est formellement étale (resp. formellement nette) lorsqu’on la munit de la topologie discrète.

a) Prouver que les conditions suivantes sont équivalentes :

(i) la kk-algèbre AA est nette ; (ii) Ωk(A)=0\Omega_k(A) = 0 ; (iii) le A⊗kAA \otimes_k A-module AA est projectif.

(Soit II le noyau de l’homomorphisme canonique A⊗kA→AA \otimes_k A \to A ; montrer que (ii) et (iii) équivalent toutes deux à

(iv) Iq=0I_q = 0 pour tout idéal premier qq de A⊗kAA \otimes_k A contenant II.)

b) Soit f∈k[T]f \in k[T] un polynôme tel que ff et f′f' engendrent l’idéal unité de k[T]k[T]. Prouver que la kk-algèbre k[T]/(f)k[T]/(f) est étale (\emph{cf.} n° 3, exemple 3).

c) Si kk est un corps, les kk-algèbres nettes sont les kk-algèbres étales, et cette notion coïncide avec celle introduite en A, V, p. 28 (le cas des algèbres de degré fini sur kk résulte de \emph{loc. cit.}, p. 32, th. 3 ; si AA est une kk-algèbre nette, considérer un idéal maximal mm de AA et appliquer le cas précédent à A/mnA/m^n). Les kk-algèbres nettes sont donc les produits finis d’extensions séparables de degré fini de kk (A, V, p. 34, th. 4).

d) Pour que la kk-algèbre AA soit nette, il faut et il suffit que pour tout idéal premier pp de kk la κ(p)\kappa(p)-algèbre κ(p)⊗kA\kappa(p) \otimes_k A soit étale.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.