Bourbaki

Exercice 23, § 6

Algèbre, I, p. 138

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soit σ\sigma un automorphisme d’un groupe G. a) Montrer l’équivalence des conditions suivantes: (i) σ(x)=x\sigma(x) = x entraîne x=ex = e. (ii) L’application x↦x−1σ(x)x \mapsto x^{-1}\sigma(x) est injective. Lorsque ces conditions sont satisfaites, on dit (par abus de langage) que σ\sigma est sans point fixe. b) On suppose G fini et σ\sigma sans point fixe. L’application x↦x−1σ(x)x \mapsto x^{-1}\sigma(x) est alors bijective. Si H est un sous-groupe distingué de G stable par σ\sigma, montrer que l’automorphisme de G/H défini par σ\sigma est sans point fixe. c) Les hypothèses étant celles de b), soit pp un nombre premier. Montrer qu’il existe un pp-sous-groupe de Sylow P de G stable par σ\sigma. (Si P0P_0 est un pp-sous-groupe de Sylow, il existe y∈Gy \in G tel que σ(P0)=yP0y−1\sigma(P_0) = yP_0y^{-1}; écrire y−1y^{-1} sous la forme x−1σ(x)x^{-1}\sigma(x) et prendre P=xP0x−1P = xP_0x^{-1}.) Montrer qu’un tel sous-groupe est unique, et contient tout pp-sous-groupe de G stable par σ\sigma. d) On suppose en outre que σ\sigma est d’ordre 2. Montrer que σ(g)=g−1\sigma(g) = g^{-1} pour tout g∈Gg \in G (écrire gg sous la forme x−1σ(x)x^{-1}\sigma(x), avec x∈Gx \in G). En déduire que G est commutatif et d’ordre impair.

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.