Bourbaki

Exercice 8, § 6

Algèbre, I, p. 135

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Les notations étant celles de l’exercice précédent, on note C(G,A)C(G, A) le groupe des applications de G dans A. On fait opérer G sur C(G,A)C(G, A) par la formule

(gφ)(g′)=g(φ(g−1g′)) (^g \varphi)(g') = {}^g (\varphi(g^{-1}g'))

Si σ\sigma désigne l’homomorphisme correspondant de G dans Aut(C(G, A)), on note E0E_0 le produit semi-direct C(G,A)×σGC(G, A) \times_{\sigma} G. a) Soit ε:A→C(G,A)\varepsilon : A \to C(G, A) l’application qui associe à tout a∈Aa \in A l’application constante égale à aa. Montrer que ε\varepsilon est un homomorphisme injectif, compatible avec l’action de G. b) Soit A→iE→pGA \xrightarrow{i} E \xrightarrow{p} G une extension de G par A telle que i(ga)=xi(a)x−1i(^g a) = xi(a)x^{-1} si a∈Aa \in A, x \in E \text{ et } g = p(x). Soit ρ\rho une application G→EG \to E telle que p∘ρ=IdGp \circ \rho = \mathrm{Id}_G. Pour tout x∈Ex \in E, soit φx\varphi_x l’application de GG dans AA telle que

xρ(p(x−1)g)=i(φx(g))ρ(g)pour tout g∈G. x \rho(p(x^{-1})g) = i(\varphi_x(g))\rho(g) \quad \text{pour tout } g \in G.
Montrer que l’on a
φxy=φx+p(x)φysi x∈E,y∈E. \varphi_{xy} = \varphi_x + {}^{p(x)}\varphi_y \quad \text{si } x \in E, y \in E.
En déduire que l’application Φ:E→E0\Phi : E \to E_0 définie par
Φ(x)=(φx,p(x)) \Phi(x) = (\varphi_x, p(x))
est un homomorphisme rendant commutatif le diagramme
A→iE→pG↓ε↓Φ↓IdGC(G,A)⟶E0⟶G \begin{array}{ccccc} A & \xrightarrow{i} & E & \xrightarrow{p} & G \\ \downarrow{\varepsilon} & & \downarrow{\Phi} & & \downarrow{\mathrm{Id}_G} \\ C(G, A) & \longrightarrow & E_0 & \longrightarrow & G \end{array}
c) On appelle GG-moyenne sur AA un homomorphisme
m:C(G,A)→A m : C(G, A) \to A
vérifiant les deux conditions suivantes:
(c1)m∘ε=IdA(c2)m(gφ)=gm(φ)si g∈G,φ∈C(G,A). \begin{aligned} (c_1) & \quad m \circ \varepsilon = \mathrm{Id}_A \\ (c_2) & \quad m(^g\varphi) = {}^g m(\varphi) \quad \text{si } g \in G, \varphi \in C(G, A). \end{aligned}
Soit mm une GG-moyenne sur AA. Montrer que, si φ\varphi est un homomorphisme croisé, et si a=m(φ)a = m(\varphi), on a φ=θ−a\varphi = \theta_{-a} (cf. I, p. 135, exerc. 7). En particulier,
Z(G,A)=B(G,A). Z(G, A) = B(G, A).
Montrer que l’application (φ,g)↦(m(φ),g)(\varphi, g) \mapsto (m(\varphi), g) est un homomorphisme de E0E_0 dans A×τGA \times_\tau G. En déduire que toute extension EE de GG par AA vérifiant la condition de b) est isomorphe à A×τGA \times_\tau G (utiliser le composé E→ΦE0→A×τGE \xrightarrow{\Phi} E_0 \to A \times_\tau G), donc admet une section. Montrer que deux telles sections sont transformées l’une de l’autre par un automorphisme intérieur de EE défini par un élément de AA (utiliser I, p. 135, exerc. 7 ainsi que le fait que Z(G,A)=B(G,A)Z(G, A) = B(G, A)). d) On suppose que GG est fini d’ordre nn et que l’application α↦nα\alpha \mapsto n\alpha est un automorphisme de AA. Pour tout φ∈C(G,A)\varphi \in C(G, A), on désigne par m(φ)m(\varphi) l’unique élément de AA tel que
n.m(φ)=∑g∈Gφ(g). n.m(\varphi) = \sum_{g \in G} \varphi(g).
Montrer que mm est une GG-moyenne sur AA. Ceci s’applique en particulier lorsque AA est fini d’ordre premier à nn.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.