Les notations étant celles de l’exercice précédent, on note C(G,A) le groupe des applications de G dans A. On fait opérer G sur C(G,A) par la formule
(gφ)(g′)=g(φ(g−1g′))
Si σ désigne l’homomorphisme correspondant de G dans Aut(C(G, A)), on note E0 le produit semi-direct C(G,A)×σG. a) Soit ε:A→C(G,A) l’application qui associe à tout a∈A l’application constante égale à a. Montrer que ε est un homomorphisme injectif, compatible avec l’action de G. b) Soit AiEpG une extension de G par A telle que i(ga)=xi(a)x−1 si a∈A, x \in E \text{ et } g = p(x). Soit ρ une application G→E telle que p∘ρ=IdG. Pour tout x∈E, soit φx l’application de G dans A telle que
xρ(p(x−1)g)=i(φx(g))ρ(g)pour tout g∈G.
Montrer que l’on a
φxy=φx+p(x)φysi x∈E,y∈E.
En déduire que l’application Φ:E→E0 définie par
Φ(x)=(φx,p(x))
est un homomorphisme rendant commutatif le diagramme
A↓εC(G,A)i⟶E↓ΦE0p⟶G↓IdGG
c) On appelle G-moyenne sur A un homomorphisme
m:C(G,A)→A
vérifiant les deux conditions suivantes:
(c1)(c2)m∘ε=IdAm(gφ)=gm(φ)si g∈G,φ∈C(G,A).
Soit m une G-moyenne sur A. Montrer que, si φ est un homomorphisme croisé, et si a=m(φ), on a φ=θ−a (cf. I, p. 135, exerc. 7). En particulier,
Z(G,A)=B(G,A).
Montrer que l’application (φ,g)↦(m(φ),g) est un homomorphisme de E0 dans A×τG. En déduire que toute extension E de G par A vérifiant la condition de b) est isomorphe à A×τG (utiliser le composé EΦE0→A×τG), donc admet une section. Montrer que deux telles sections sont transformées l’une de l’autre par un automorphisme intérieur de E défini par un élément de A (utiliser I, p. 135, exerc. 7 ainsi que le fait que Z(G,A)=B(G,A)). d) On suppose que G est fini d’ordre n et que l’application α↦nα est un automorphisme de A. Pour tout φ∈C(G,A), on désigne par m(φ) l’unique élément de A tel que
n.m(φ)=g∈G∑φ(g).
Montrer que m est une G-moyenne sur A. Ceci s’applique en particulier lorsque A est fini d’ordre premier à n.