Bourbaki

Exercice 6, § 9

Algèbre, II, p. 200

a) Soit EE un espace affine de dimension ⩾2\geqslant 2 sur un corps KK. Pour qu’une application affine uu de EE dans lui-même transforme toute droite de EE en une droite parallèle, il faut et il suffit que l’application linéaire vv associée à uu soit une homothétie t↦γtt \mapsto \gamma t de rapport γ≠0\gamma \neq 0 appartenant au centre de KK. Si γ=1\gamma = 1, uu est une translation; montrer que si γ≠1\gamma \neq 1, il existe un point et un seul a∈Ea \in E tel que u(a)=au(a) = a. Si on prend aa pour origine de EE, uu est alors identifiée à une homothétie centrale pour la structure d’espace vectoriel ainsi déterminée sur EE; on dit que uu est une homothétie centrale de l’espace affine EE, de centre aa et de rapport γ\gamma.

b) Soient u1,u2u_1, u_2 deux applications affines de EE dans EE, dont chacune est, soit une translation, soit une homothétie centrale de EE. Montrer que u1∘u2u_1 \circ u_2 est une translation ou une homothétie centrale de EE; si u1,u2u_1, u_2 et u1∘u2u_1 \circ u_2 sont toutes trois des homothéties centrales, montrer que leurs centres sont en ligne droite. Que peut-on dire lorsque u1u_1 et u2u_2 sont des homothéties centrales et u1∘u2u_1 \circ u_2 une translation?

c) Montrer que l’ensemble des translations et des homothéties centrales est un sous-groupe distingué H du groupe affine de E, et que H/T est isomorphe au groupe multiplicatif du centre de K; montrer que H ne peut être commutatif que si H = T, autrement dit si le centre de K n’a que 2 éléments.

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.