Algèbre, III, p. 196
Si A et B sont des K-algèbres, α et β deux K-homomorphismes de A dans B, on appelle (α,β)-dérivation de A dans B une application K-linéaire d de A dans B vérifiant la relation
d(xy)=(dx)α(y)+β(x)(dy)pour x,y dans A,
autrement dit, une dérivation au sens de la déf. 1 (III, p. 117) où A=A′=A′′, B=B′=B′′, d=d′=d′′, μ:A×A→A est la multiplication, λ1:B×A→B est l’application K-bilinéaire (z,x)↦zα(x) et λ2:A×B→B l’application K-bilinéaire (x,z)↦β(x)z.
On suppose désormais que A et B sont des corps commutatifs et que α=β. Montrer qu’il existe alors un élément b∈B tel que d soit la (α,β)-dérivation x↦bα(x)−β(x)b. (On peut supposer d=0. Montrer d’abord que le noyau N de d est l’ensemble des x∈A tels que α(x)=β(x), puis montrer que pour x∈/N, l’élément b=d(x)/(α(x)−β(x)) est indépendant du choix de x.)