Algèbre, III, p. 196
Soient K un corps commutatif de caractéristique =2, A et B deux K-algèbres, α une application K-linéaire de A dans B; on appelle α-dérivation de A dans B une application K-linéaire d de A dans B vérifiant la relation
d(xy)=(dx)α(y)+α(x)(dy)pour x,y dans A,
autrement dit, une dérivation au sens de la déf. 1 avec A=A′=A′′, B=B′=B′′, d=d′=d′′, μ étant la multiplication dans A, λ1 l’application (z,x)↦zα(x) de B×A dans B, et λ2 l’application (x,z)↦α(x)z de A×B dans B.
Montrer que si B est un corps commutatif, extension de K, et si d ≠ 0, il existe un b ≠ 0 dans B tel que
α(xy)=α(x)α(y)+b(dx)(dy)pour x,y dans A.
Si b=c2 avec c∈B et c=0, il existe deux homomorphismes f,g de A dans B tels que α(x)=(f(x)+g(x))/2, dx=(f(x)−g(x))/2c. Dans le cas contraire, il existe une algèbre quadratique (III, p. 13) B' sur B, un μ∈B′ tel que μ2=c, et un homomorphisme f de A dans B' tels que α(x)=(f(x)+f(x))/2, dx=(f(x)−f(x))/2.