Bourbaki

Exercice 7, § 11

Algèbre, V, p. 153

Une extension E d’un corps K est dite de Kummer s’il existe un entier n>0n > 0 tel que K contienne une racine primitive nn-ième de l’unité et que E soit une extension abélienne de groupe de Galois annulé par nn. a) Soient K un corps, N une extension galoisienne de K de degré mm, de groupe de Galois Γ\Gamma. Pour que N soit une extension de Kummer de K, il faut et il suffit qu’il existe une base (θσ)σ∈Γ(\theta_{\sigma})_{\sigma \in \Gamma} de N sur K telle que les éléments γστ=θσ−1θτ\gamma_{\sigma \tau} = \theta_{\sigma}^{-1} \theta_{\tau} appartiennent à K pour tout couple (σ,τ)(\sigma, \tau). (Pour voir que la condition est nécessaire, se ramener au cas où N est cyclique de degré une puissance d’un nombre premier. Pour voir qu’elle est suffisante, observer que si τ∈Γ\tau \in \Gamma est d’ordre nn, il y a un σ∈Γ\sigma \in \Gamma tel que γστ\gamma_{\sigma \tau} soit racine primitive nn-ième de l’unité.) b) Si (θσ)σ∈Γ(\theta_{\sigma})_{\sigma \in \Gamma} est une base vérifiant la condition de a), montrer que pour qu’un élément x=∑σaσθσx = \sum_{\sigma} a_{\sigma} \theta_{\sigma} de N soit tel que les conjugués de x forment une base normale de N sur K, il faut et il suffit que aσ≠0a_{\sigma} \neq 0 pour tout σ∈Γ\sigma \in \Gamma.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.