Algèbre, V, p. 158
Soient K un corps fini, E une extension algébrique de K de degré n, (α1,…,αn) une base normale de E sur K; on peut supposer que le groupe cyclique Gal(E/K) est engendré par la permutation circulaire σ=(α1α2…αn). Soit τ un automorphisme du K-espace vectoriel E tel que pour tout x∈E, τ(x) soit conjugué de x sur K (cf. V, p. 147, exerc. 8). a) Montrer que si K a au moins 3 éléments, τ est un K-automorphisme du corps E (se ramener au cas où τ(α1)=α1 et considérer τ(α1+cαj) pour c∈K). b) Si K=F2, montrer que pour tout élément ρ∈Gal(E/K), les relations ρ(αr)=αr′ et ρ(αs)=αs′ entraînent r′−r≡s′−s(modn). En déduire que si n>5, τ est un K-automorphisme du corps E. (Noter que si τ(α1)=α1 et τ(α1+αh)=α1+αk avec k=h, on a nécessairement h+k=n+2; déduire de là qu’on doit nécessairement avoir τ(α2)=αn et τ(α4)=α4 ou τ(α4)=αn−2, ce qui amène à une contradiction.) c) Pour K=F2 et 3≤n≤5, les automorphismes suivants du K-espace vectoriel E ne sont pas des automorphismes du corps E : pour n=3, τ:(α1,α2,α3)↦(α1,α3,α2) pour n=4, τ:(α1,α2,α3,α4)↦(α1,α4,α3,α2) pour n=5, τ:(α1,α2,α3,α4,α5)↦(α1,α5,α4,α3,α2) mais sont tels que τ(x) soit conjugué de x pour tout x∈E.