Bourbaki

Exercice 1, § 16

Algèbre, V, p. 166

Soient KK un corps de caractéristique p>0p > 0, EE une extension séparable de KK, de degré de transcendance fini sur KK. a) S’il existe une base de transcendance B0B_0 de EE sur KK et un entier m⩾0m \geqslant 0 tel que K(Epm)K(E^{p^m}) soit séparable sur K(B0)K(B_0), montrer que pour toute base de transcendance BB de EE sur KK, il existe un entier n⩾0n \geqslant 0 tel que K(Epn)K(E^{p^n}) soit séparable sur K(B)K(B). b) En déduire que si la condition de a) est vérifiée, EE admet une base de transcendance séparante sur KK (si SS est une pp-base de EE sur K(Ep)K(E^p), BB une base de transcendance de EE sur KK contenant SS (V, p. 165, exerc. 6), montrer que BB est une base de transcendance séparante de EE sur KK, en utilisant l’exerc. 6 de V, p. 165). c) Soient KK un corps de caractéristique p>0p > 0, et xx un élément transcendant sur KK (dans une extension algébriquement close Ω\Omega de KK). Montrer que la réunion EE des extensions K(xp−n)K(x^{p^{-n}}) de KK est une extension séparable de KK, telle que deg⁡.trKE=1\deg.\mathrm{tr}_K E = 1, mais qui n’admet pas de base de transcendance séparante sur KK. d) Soit KK un corps parfait. Montrer que la clôture parfaite du corps des fractions rationnelles K(T)K(T) est une extension de KK de degré de transcendance 1 qui n’admet pas de base de transcendance séparante.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.