Bourbaki

Exercice 2, § 17

Algèbre, V, p. 169

Soient K un corps de caractéristique p>0p > 0, Ω\Omega une extension de K, E et F deux sous-extensions de Ω\Omega, algébriquement disjointes sur K. a) Soit FsF_s la fermeture séparable de K dans F. Montrer que E(Fs)E(F_s) est la fermeture séparable de E dans E(F). (Se ramener au cas où Fs=KF_s = K; soient B une base de transcendance de E sur K et K’ la fermeture algébrique de K dans F, qui est radicielle sur F ; alors (V, p. 131) K′(B)K'(B) est la fermeture algébrique de K(B)K(B) dans F(B) et est radicielle sur K(B)K(B). Si x∈E(F)x \in E(F) est algébrique sur E, il existe un entier r≥0r \geq 0 tel que xpr∈Mx^{p^r} \in M, où M est une extension séparable de degré fini de F(B), ayant une base (ui)1≤i≤n(u_i)_{1 \leq i \leq n} sur F(B) formée d’éléments de E. Si y=∑ibiuiy = \sum_i b_i u_i avec bi∈F(B)b_i \in F(B), montrer, en considérant les F(B)-isomorphismes de M dans une clôture algébrique de E(F), que les bib_i appartiennent à K′(B)K'(B), et en déduire que yy est radiciel sur E.) b) On suppose que E et F sont linéairement disjointes sur K, que K est algébriquement fermé dans F et que E est une extension séparable de K. Montrer que E est algébriquement fermé dans E(F). (Se ramener au cas où E est une extension algébrique séparable de K, à l’aide de V, p. 132. Déduire de a) que la fermeture algébrique de E dans E(F) est radicielle sur E, puis utiliser le fait que si (aλ)(a_\lambda) est une base de E sur K, les aλpra_\lambda^{p^r} forment aussi une base de E sur K.)

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.