Exercice 1, § 7
Algèbre, V, p. 145
a) Soit K un corps de caractéristique . On dit qu’une extension algébrique F de K de degré fini est exceptionnelle si elle n’est pas séparable sur K et si elle ne contient aucun élément radiciel sur K, autrement dit si (V, p. 144, exerc. 3). Montrer que si F est exceptionnelle et si et , alors, pour tout , on a (observer que dans le cas contraire, on aurait , et par suite ). b) Inversement, soient E une extension algébrique séparable de K, de degré fini, et soit tel que, pour tout , on ait . Soit , de sorte que . Montrer que F est une extension exceptionnelle de K. (S’il existait tel que et , montrer que l’on aurait ; cela entraîne que , donc , ce qui est contradictoire.) On dit qu’une extension séparable E de K, de degré fini, est fortement séparable si la réunion des corps , où t parcourt K, est distincte de E ; il revient donc au même de dire que , où F est une extension non séparable exceptionnelle de K. Une extension fortement séparable de K ne peut être un corps parfait. c) Montrer que si E est une extension fortement séparable de K, il est impossible que . (Raisonner par l’absurde en montrant que la relation entraînerait pour tout tel que ; remarquer d’autre part que si , E ne peut être fortement séparable sur K que s’il est parfait.) d) Montrer que si , il n’y a pas d’extension fortement séparable de K, ni par suite d’extension exceptionnelle de K.
Solution
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