Bourbaki

Exercice 30, § 1

Algèbre, VI, p. 33

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soit G un groupe ordonné. Pour toute partie A de G, on note m(A)m(A) (resp. M(A)M(A)) l’ensemble des minorants (resp. majorants) de A dans G ; on a m(A)=−M(−A)m(A) = -M(-A).

a) La relation A⊂BA \subset B entraîne m(B)⊂m(A)m(B) \subset m(A) et M(m(A))⊂M(m(B))M(m(A)) \subset M(m(B)). b) On a A⊂M(m(A))A \subset M(m(A)) et M(m(M(A)))=M(A)M(m(M(A))) = M(A). c) Si (Ai)(A_i) est une famille quelconque de parties de GG, on a m(⋃iAi)=⋂im(Ai)m(\bigcup_i A_i) = \bigcap_i m(A_i). d) Tout ensemble M(B)M(B), où BB est une partie majorée et non vide de GG est appelé un ensemble majeur dans GG. Pour toute partie minorée non vide AA de GG, M(m(A))M(m(A)) est le plus petit ensemble majeur contenant AA; on le note ⟨A⟩\langle A \rangle; si A⊂BA \subset B, on a ⟨A⟩⊂⟨B⟩\langle A \rangle \subset \langle B \rangle; si AA admet une borne inférieure aa dans GG, on a ⟨A⟩=M(a)\langle A \rangle = M(a), ensemble qu’on note encore ⟨a⟩\langle a \rangle. e) Si AA et BB sont deux parties minorées non vides de GG, on a ⟨A+B⟩=⟨⟨A⟩+B⟩\langle A + B \rangle = \langle \langle A \rangle + B \rangle. En déduire que, dans l’ensemble M(G)\mathfrak{M}(G) des ensembles majeurs de GG, l’application (A,B)↦⟨A+B⟩(A, B) \mapsto \langle A + B \rangle est une loi de composition associative et commutative, pour laquelle ⟨0⟩=P\langle 0 \rangle = P est élément neutre, que la relation d’ordre A⊃BA \supset B est compatible avec cette loi de composition, et que M(G)\mathfrak{M}(G), pour ces structures, est un monoïde complètement semi-réticulé (exerc. 29) si GG est filtrant. En outre l’application x↦⟨x⟩x \mapsto \langle x \rangle de GG dans M(G)\mathfrak{M}(G) est un isomorphisme du groupe ordonné GG sur un sous-groupe du monoïde M(G)\mathfrak{M}(G). f) Si un élément AA de M(G)\mathfrak{M}(G) est symétrisable pour la loi de composition de ce monoïde, son symétrique est M(−A)=−m(A)M(-A) = -m(A) (remarquer que, si BB est symétrique de AA, on a les relations B⊂M(−A)B \subset M(-A), et A+M(−A)⊂⟨0⟩A + M(-A) \subset \langle 0 \rangle, d’où ⟨A+B⟩=⟨A+M(−A)⟩\langle A + B \rangle = \langle A + M(-A) \rangle). g) Pour qu’un élément AA de M(G)\mathfrak{M}(G) soit symétrisable, il faut et il suffit que x+A⊂Ax + A \subset A entraîne x⩾0x \geqslant 0 (exprimer que 0∈⟨A+M(−A)⟩0 \in \langle A + M(-A) \rangle).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.