Bourbaki

Exercice 21, § 2

Algèbre, VI, p. 40

Soit (ai)1≤i≤n(a_i)_{1 \leq i \leq n} une suite finie de nn éléments d’un corps ordonné KK, non tous nuls ; soit (aik)1≤k≤p(a_{i_k})_{1 \leq k \leq p} (où p≤np \leq n) la suite extraite de (ai)(a_i) formée des aia_i non nuls (i1<i2<⋯<ipi_1 < i_2 < \cdots < i_p) ; on appelle nombre de variations de la suite (ai)(a_i) le nombre des indices k≤p−1k \leq p - 1 tels que aika_{i_k} et aik+1a_{i_{k+1}} soient de signes contraires.

Soit KK un corps ordonné maximal et soit ff un polynôme non nul de K[T]K[T] de degré n>0n > 0 ; pour tout a∈Ka \in K, on désigne par w(a)w(a) le nombre de variations de la suite (f(i)(a))0≤i≤n(f^{(i)}(a))_{0 \leq i \leq n}. Si vv est le nombre de racines comptées avec leur ordre de multiplicité de ff dans l’intervalle [a,b][a, b] (a<ba < b), montrer que v≤w(a)−w(b)v \leq w(a) - w(b) et que la différence w(a)−w(b)−vw(a) - w(b) - v est paire (« règle de Budan-Fourier » ; décomposer l’intervalle [a,b][a, b] par les racines des dérivées de ff, et évaluer la quantité dont varie w(x)w(x) lorsque xx traverse une de ces racines).

En déduire que si f(T)=a0+a1T+⋯+anTnf(T) = a_0 + a_1 T + \cdots + a_n T^n, le nombre de racines >0> 0 de ff, comptées avec leur ordre de multiplicité, est au plus égal au nombre de variations de la suite (ai)0≤i≤n(a_i)_{0 \leq i \leq n}, et que la différence de ces deux nombres est paire (« règle de Descartes »).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.