Bourbaki

Exercice 4, § 2

Algèbre, VII, p. 54

On dit qu’une famille (xi)(x_i) d’éléments ≠0\neq 0 d’un module M sur un anneau principal A est pseudolibre si toute relation de la forme ∑αixi=βy\sum \alpha_i x_i = \beta y (y∈M,αi∈A,β∈Ay \in M, \alpha_i \in A, \beta \in A) entraîne l’existence d’éléments αi′∈A\alpha'_i \in A tels que l’on ait αixi=βαi′xi\alpha_i x_i = \beta \alpha'_i x_i pour tout indice i. La relation i≠ki \neq k entraîne alors xi≠xkx_i \neq x_k; on dit que l’ensemble des éléments d’une famille pseudolibre est une partie pseudolibre de M. a) Soit π\pi un élément extrémal de A. Montrer que, dans un A-module d’annulateur AπnA\pi^n (n≥1n \geq 1), un élément d’annulateur AπnA\pi^n est pseudolibre (utiliser l’identité de Bezout). b) Soit (xi)(x_i) une famille pseudolibre dans un A-module M, et soit N le sous-module de M engendré par cette famille. Montrer que, pour tout élément x˙\dot{x} de M/NM/N, il existe un élément x∈x˙x \in \dot{x} dont l’annulateur est égal à l’annulateur de x˙\dot{x} dans M/NM/N. Si en outre x˙\dot{x} est pseudolibre dans M/NM/N, montrer que la famille formée des xix_i et de xx est pseudolibre dans M. c) Déduire de a) et b) que si le A-module M a un annulateur non nul, il est somme directe de modules monogènes (se ramener à un module π\pi-primaire, et appliquer le th. de Zorn aux familles pseudolibres d’éléments de M) (cf. VII, p. 19, th. 2).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.