Bourbaki

Exercice 22, § 4

Algèbre, VII, p. 65

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

On dit qu’un module MM sur un anneau principal est de rang fini s’il existe un entier m≥0m \geq 0 ayant la propriété suivante : tout sous-module de type fini de MM est contenu dans un sous-module de MM ayant un système de générateurs de mm éléments au plus. Le plus petit nombre mm ayant cette propriété est appelé le rang de MM. a) Montrer que si MM est de rang fini, tout module quotient de MM est de rang fini, au plus égal à celui de MM. b) Pour un module sans torsion MM, la notion de rang définie ci-dessus coïncide avec celle définie en II, p. 117. c) Montrer que si MM est de rang fini, tout sous-module de MM est de rang fini, au plus égal à celui de MM. d) Soit MM un module π\pi-primaire tel que M(π)=MM(\pi) = M (notations de VII, p. 7). Montrer que si MM est de rang fini, il est de type fini. e) Soit MM un module π\pi-primaire sans élément de hauteur infinie. Montrer que si MM est de rang fini, il est de type fini, et que la notion de rang coïncide alors avec celle définie dans l’exerc. 8. (Remarquer que si M(π)M(\pi) est de type fini, il en est de même de MM, en prouvant que les hauteurs dans MM des éléments de M(π)M(\pi) sont bornées ; on utilisera pour cela l’exerc. 5 de VII, p. 54.) f) Soient MM un module π\pi-primaire de rang fini rr, M0M_0 le sous-module de MM formé des éléments de hauteur infinie dans MM. Montrer que M0M_0 est un module divisible, somme directe d’un nombre fini p≤rp \leq r de sous-modules indécomposables UπU_\pi (VII, p. 53, exerc. 3), et que MM est somme directe de M0M_0 et d’un sous-module NN de type fini et de rang r−pr - p. (Remarquer, à l’aide de e), que M/M0M/M_0 est de type fini ; utiliser ensuite l’exerc. 3 de VII, p. 53.) g) Conclure de ce qui précède que, pour que MM soit un AA-module de rang fini rr, il faut et il suffit que le module quotient M/TM/T de MM par son module de torsion TT soit de rang fini p≤rp \leq r, et que chacun des composants π\pi-primaires de TT soit de rang ≤r−p\leq r - p, l’un au moins étant de rang r−pr - p. h) Soit (pn)(p_n) la suite des nombres premiers distincts ; soit EE le Z\mathbf{Z}-module somme directe des Z\mathbf{Z}-modules monogènes Z/pn2Z\mathbf{Z}/p_n^2\mathbf{Z}, et soit ene_n l’élément de EE dont toutes les coordonnées sont nulles sauf celle d’indice nn, égale à la classe de 1 mod. pn2p_n^2. Soit MM le sous-module du Z\mathbf{Z}-module E×QE \times \mathbf{Q}, engendré par les éléments (en,1/pn)(e_n, 1/p_n). Montrer que MM est un Z\mathbf{Z}-module de rang 2, que le sous-module de torsion TT de MM est engendré par les éléments (pnen,0)(p_ne_n, 0), et n’est pas facteur direct dans MM. (Si x‾n\overline{x}_n est la classe de (en,1/pn)(e_n, 1/p_n) modulo TT, montrer que pour tout m≠nm \neq n il existe une classe y‾nm\overline{y}_{nm} modulo TT telle que x‾n=pmy‾nm\overline{x}_n = p_m \overline{y}_{nm}, mais qu’il n’existe aucun élément xnx_n de la classe x‾n\overline{x}_n tel que, pour tout m≠nm \neq n, il existe ynm∈My_{nm} \in M tel que xn=pnynmx_n = p_n y_{nm}.) i) Si MM est un AA-module de type fini, montrer que le rang de MM est égal au minimum γ(M)\gamma(M) des cardinaux des systèmes générateurs de MM. j) Soit MM un AA-module de torsion de rang fini. Montrer que si NN est un sous-module de MM, distinct de MM, alors NN ne peut être isomorphe à MM (utiliser f)).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.