Algèbre, X, p. 182
Soient A un anneau local nothérien, m son idéal maximal, k=A/m. Soit P une résolution projective minimale du A-module k ; pour n⩾0, on note bn le rang du A-module libre Pn. a) Montrer qu'on a b0=1 et que b1=dimk(m/m2) est le nombre minimal de générateurs de m. b) Si A est commutatif, on a b2⩾21b1(b1−1) (considérer la suite exacte P2→mP1→m2→0). c) On suppose l'anneau A artinien (non nécessairement commutatif). Démontrer l'inégalité b2⩾41b12 (soit Mt le sous-module de P2 formé des éléments x tels que d2(x)∈mtP1; montrer que l'on a
mtP2⊂Mt+1 et qu'il existe une suite exacte
0→Mt/Mt+1→mtP1/mt+1P1→mt+1/mt+2→0. En déduire que le polynôme
p(t)=∑l(dimk(ml/ml+1))tl vérifie
(b2t2−b1t+1)p(t)⩾0 pour
0⩽t⩽1. Conclure en examinant séparément les cas
b1=1,b1⩾2.