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Algèbre, X
Soit G un groupe fini. On note N l’élément ∑g∈Geg de Z(G). Pour tout Z(G)-module M, la multiplication par N définit par passage au quotient un homomorphisme N0:H0(G,M)→H0(G,M). On pose H^0(G,M)=Coker(N0), H^−1(G,M)=Ker(N0), H^q(G,M)=Hq(G,M) pour q≥1, et
H^−q(G,M)=Hq−1(G,M)pourq≥2.
a) Soit E:0→M′→M→M′′→0 une suite exacte de Z(G)-modules ; définir une suite exacte
b) Si M est projectif relativement à Z, montrer que l’on a H^q(G,M)=0 pour tout q∈Z (cf. exercice 12). c) Soient H un sous-groupe de G, i:H→G l’injection canonique. Pour tout Z(G)-module M et tout entier rationnel q, on définit des homomorphismes i^Mq:H^q(G,M)→H^q(H,M) et i^Mq:H^q(H,M)→H^q(G,M) (notés simplement i^q et i^q s’il n’y a pas d’ambiguïté sur M) de la façon suivante : pour q≥1, on pose i^q=i^q et i^q=tq (exercices 10 et 14) ; pour q≤−2, on pose i^q=θ−q−1 et i^q=i−q−1 ; enfin, on définit i^0 et i^0 (resp. i^−1 et i^−1) par passage aux quotients (resp. aux sous-ensembles) à partir de i0 et t0 (resp. t0 et i0). Démontrer que l’on a i^q∘i^q=n.Id pour tout q∈Z, où n est l’indice de H dans G. En déduire que les groupes H^q(G,M) sont annulés par l’ordre de G (cf. exercice 6, p. 189). d) Avec les notations de b), montrer que l’on a i^M′q+1∘∂q(G,E)=∂q(H,E)∘i^M′′q et
i^M′q+1∘∂q(H,E)=∂q(G,E)∘i^M′′q
pour tout q∈Z. e) Soient p un nombre premier et H un p-sous-groupe de Sylow (I, p. 74) de G. Montrer que l’homomorphisme i^q:H^q(G,M)→H^q(H,M) a pour noyau la somme des composants l-primaires du Z-module H^q(G,M) pour l=p. En particulier, si pour tout nombre premier p, on choisit un p-sous-groupe de Sylow Hp de G, l’application H^q(G,M)→∏pH^q(Hp,M) déduite des homomorphismes i^q est injective.