Étiquette 0E0O, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0E0O].
Algèbre, X, p. 201
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On suppose que la bigèbre B admet une inversion i (cf. III, p. 198, exercice 4). Soient M et N des B-modules. Le k-module M⊗kN (resp. Homk(M,N)) a une structure naturelle de B⊗kB-module (resp. B⊗kB∘-module) ; on le munit de la structure de B-module déduit de l'homomorphisme c (resp. (1B⊗i)∘c).
a) Montrer que l'homomorphisme u (exercice 10) définit un homomorphisme gradué de degré zéro
∪:H′(B,γ;Homk(M,N))⊗kH′(B,γ;M)→H′(B,γ;N).
b) Soit 0→M→Rn→...→R1→k→0 une suite exacte de B-modules, avec Ri projectif (1≤i≤n); soit θ sa classe dans ExtBn(k,M)=Hn(B,γ;M). Montrer que pour p≥1, l'application x↦x∪θ est un k-isomorphisme de Hp(B,γ;Homk(M,N)) sur Hp+n(B,γ;N).
(Démontrer que cette application se factorise en
Hp(B,γ;Homk(M,N))→ExtBp(M,N)θExtBp+n(k,N)
c) Soient G un groupe, N un Z(G)-module. Soit F un groupe libre, p:F→G un homomorphisme surjectif, R=Ker(p), R=R/(R,R), F=F/(R,R). L’extension R→F→G définit une classe ε∈H2(G,R); démontrer que l’application x↦x∪ε de Hp(G,HomZ(R,N)) dans Hp+2(G,N) est un isomorphisme pour p⩾1 (utiliser l’exercice 3, d), p. 179).