Bourbaki

Exercice 21, § 8

Algèbre, X, p. 204

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soit r\mathfrak{r} le radical de AA. Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes :

α\alpha) A/rA/\mathfrak{r} est semi-simple, et pour toute suite (an)n⩾1(a_n)_{n \geqslant 1} d’éléments de r\mathfrak{r}, il existe un entier nn tel que a1…an=0a_1 \ldots a_n = 0.

β\beta) Tout AA-module admet une couverture projective.

γ\gamma) Pour tout AA-module MM, on a dplA(M)=dpA(M)\mathrm{dpl}_A(M) = \mathrm{dp}_A(M) (X, p. 202, exercice 7).

δ\delta) Pour tout système inductif (Mα,fβα)α∈I(M_\alpha, f_{\beta\alpha})_{\alpha \in I} de AA-modules, on a :

dpA(lim→⁡Mα)⩽sup⁡α∈IdpA(Mα). \mathrm{dp}_A(\varinjlim M_\alpha) \leqslant \sup_{\alpha \in I} \mathrm{dp}_A(M_\alpha) .

ε\varepsilon) Tout AA-module plat est projectif.

φ\varphi) Toute suite décroissante d’idéaux à droite monogènes de AA est stationnaire.

(Pour l’équivalence de α\alpha) et β\beta), cf. VIII, § 8, exercice 26. Pour montrer que β\beta) entraîne γ\gamma), remarquer que MM admet une résolution projective minimale PP et que Pn/rPnP_n/\mathfrak{r}P_n est isomorphe à TornA(A/r,M)\mathrm{Tor}_n^A(A/\mathfrak{r}, M). Pour prouver ε)⇒φ)\varepsilon) \Rightarrow \varphi), soit (In)n⩾1(I_n)_{n \geqslant 1} une suite décroissante d’idéaux à droite monogènes, de sorte que

In=a1…anA,avecai∈A. I_n = a_1 \ldots a_n A , \quad \text{avec} \quad a_i \in A .

Dans le module libre A(N)A^{(\mathbf{N})}, considérer les sous-modules NpN_p engendrés par e1−a1e2,…,ep−apep+1e_1 - a_1 e_2, \ldots, e_p - a_p e_{p+1}. Déduire de ε\varepsilon) que N=⋃pNpN = \bigcup_p N_p est facteur direct dans A(N)A^{(\mathbf{N})} ; en conclure que In+1=InI_{n+1} = I_n pour nn assez grand.

Pour l’implication φ)⇒α)\varphi) \Rightarrow \alpha), utiliser VIII, § 9, exercice 12.)

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.