Soient A un anneau, u:L→M un homomorphisme de A-modules.
a) On note ε le facteur de commutation sur Z2 défini par ε(α,β)=α2β2 pour α,β∈Z2,α=(α1,α2),β=(β1,β2). Montrer qu’il existe une unique (A, ε)-dérivation (III, p. 118) d de l’algèbre bigraduée S(M)⊗AΛ(L), de degré (1,−1), telle que l’on ait d(1⊗x)=u(x)⊗1 pour x∈L. Montrer que d∘d=0, de sorte que S(M)⊗AΛ(L), muni de la graduation déduite de celle de Λ(L) et de la différentielle d, définit un complexe K(u).
b) Si M=L et u=1dL, montrer que K(u) est égal au complexe défini au n° 3, p. 151.
c) Soit B=SA(M), et soit u:B⊗AL→B le B-homomorphisme déduit de u. Montrer que K(u) s’identifie canoniquement au complexe KB(u).
d) Soit u′:L′→M′ un second A-homomorphisme. Montrer que les complexes K(u⊕u′) et K(u)⊗AK(u′) sont isomorphes.
e) Soient f:L→L′ et g:M→M′ deux A-homomorphismes tels que g∘u=u′∘f. Montrer que l’homomorphisme S(g)⊗Λ(f) est un morphisme de complexes de K(u) dans K(u′). En particulier, si v:M→P est un A-homomorphisme tel que v∘u=0, on obtient un morphisme de complexes h:K(u)→SA(P).
f) On suppose que la suite 0→LuMvP→0 est une suite exacte de A-modules plats. Montrer que h est un isomorphisme (se ramener au cas où L,M,P sont libres de type fini, et utiliser d). En déduire pour tout n≥1 une suite exacte