Théorie des ensembles, III, p. 93
Bourbaki marks this one as harder than the rest, it is set in small type as supplementary.
Soient (Mn),(Pn) deux suites d’ensembles finis (non tous vides), deux à deux disjoints, ayant pour ensemble d’indices l’ensemble Z des entiers rationnels; on pose αn=Card(Mn),βn=Card(Pn). On suppose qu’il existe un entier k>0 tel que, pour tout n∈Z et tout entier l≥1, on ait
αn+αn+1+⋯+αn+l≤βn−k+βn−k+1+⋯+βn+l+k et
βn+βn+1+⋯+βn+l≤αn−k+αn−k+1+⋯+αn+l+k.
Soient M la réunion de la famille (Mn), P celle de la famille (Pn). Montrer qu’il existe une bijection φ de M sur P telle que l’on ait φ(Mn)⊂⋃i=n−k−1n+k+1Pi et φ−1(Pn)⊂⋃i=n−k−1n+k+1Mi pour tout indice n∈Z. (Considérer sur chaque Mn (resp. Pn) un ordre total, et prendre comme ordre sur M (resp. P) la somme ordinaire (III, p. 69, exerc. 3) de la famille (Mn)n∈Z (resp. (Pn)n∈Z); n0 étant un indice tel que Mn0=∅, considérer les isomorphismes de M sur P qui transforment le plus petit élément de Mn0 en l’un des éléments de ⋃j=n0−kn0+kPj, et montrer que l’un de ces isomorphismes répond à la question. On considérera pour cela le plus petit δ des nombres
βn−k+βn−k+1+⋯+βn+l+k−(αn+αn+1+⋯+αn+l) et
αn−k+αn−k+1+⋯+αn+l+k−(βn+βn+1+⋯+βn+l) pour toutes les valeurs de
n∈Z et de
l≥1. Si
n∈Z et
l≥1 sont tels par exemple que
βn−k+βn−k+1+⋯+βn+l+k=δ+αn+αn+1+⋯αn+l, on peut prendre
φ tel que le plus petit élément de
Pn−k soit l’image par
φ du plus petit élément de
Mn.
Rien.