§ 1. Structures et isomorphismes
Le but de ce chapitre est de décrire une fois pour toutes un certain nombre de constructions formatives et de démonstrations (cf. I, p. 17 et p. 22) qui interviennent très fréquemment en mathématique.
1. Échelons
Un schéma de construction d’échelon est une suite de couples d’entiers naturels satisfaisant aux conditions suivantes:
a) Si , on a .
b) Si et , on a et .
Ces conditions entraînent que avec . Si est le plus grand des entiers figurant dans les couples , on dit que est un schéma de construction d’échelon sur termes.
Étant donnés un schéma de construction d’échelon sur termes, et termes d’une théorie plus forte que la théorie des ensembles, on appelle construction d’échelon, de schéma , sur , une suite de termes de définis de proche en proche par les conditions suivantes:
a) Si , est le terme .
b) Si , est le terme .
c) Si avec et , est le terme .
1 Nous utilisons la notion d’« entier » de la même façon qu’au chap. I, c’est-à-dire au sens métamathématique de repères rangés dans un certain ordre; cet emploi n’a rien de commun avec la théorie mathématique des entiers, développée au chap. III.
Nous dirons que le dernier terme de la construction d'échelon de schéma S sur est l'échelon de schéma S sur les ensembles de base , et nous le désignerons, dans les raisonnements généraux qui vont suivre, par la notation .
Exemple 03V4
Étant donnés deux ensembles E, F, l'ensemble est un échelon sur E, F, de schéma
2. Extensions canoniques d'applications
Soit un schéma de construction d'échelon sur n termes. Soient des ensembles (termes de ) et soient des termes de tels que les relations
« est une application de dans »
soient des théorèmes de pour . Soit (resp. ) la construction d'échelon de schéma S sur (resp. ). On définit de proche en proche une suite de m termes telle que soit une application de dans (pour ), par les conditions suivantes:
a) Si , de sorte que , est l'application .
b) Si , de sorte que , est l'extension canonique de aux ensembles de parties (II, p. 30).
c) Si avec et , de sorte que et , est l'extension canonique de et à (II, p. 21).
Nous dirons que le dernier terme de cette suite est l'extension canonique, de schéma S, des applications , et nous le désignerons par la notation .
On vérifie de proche en proche les critères suivants:
CST1. Si est une application de dans , une application de dans (), on a, pour tout schéma de construction d'échelon S sur n termes
CST2. Si est injective (resp. surjective) pour , est injective (resp. surjective).
Ce dernier critère résulte des propriétés correspondantes de l'extension (II, p. 30, prop. 1) et de l'extension (II, p. 21).
CST3. Si est une bijection de sur , et la bijection réciproque, alors est une bijection, et la bijection réciproque; autrement dit, on a
3. Relations transportables
Soient une théorie plus forte que la théorie des ensembles, des lettres distinctes entre elles et distinctes des constantes de , des termes de où ne figurent aucune des lettres () et (). Soient des schémas de construction d’échelon sur termes: nous dirons que la relation :
Soit une relation de , contenant certaines des lettres (et éventuellement d’autres lettres). Dire que est transportable (dans ) pour la typification , les () étant considérés comme ensembles de base principaux et les () comme ensembles de base auxiliaires, c’est dire que la condition suivante est satisfaite:
Soient des lettres distinctes entre elles, distinctes des (), des (), des constantes de et de toutes les lettres figurant dans ou dans les (). Soit d’autre part () l’application identique de sur lui-même. Alors, la relation (1) « et ( est une bijection de sur ) et ... et ( est une bijection de sur ) » entraîne, dans , la relation (2) où on a posé (3) . On a une définition analogue, mais plus simple, lorsqu’il n’y a pas d’ensemble auxiliaire.
Par exemple, si , et si la typification est
Pour des raisons de commodité typographique, nous écrivons au lieu de .
4. Espèces de structure
Soit une théorie plus forte que la théorie des ensembles. Une espèce de structure dans est un texte formé des assemblages suivants:
1° Un certain nombre de lettres , distinctes entre elles et distinctes des constantes de ; sont appelées les ensembles de base principaux de l’espèce de structure .
2° Un certain nombre de termes de , dans lesquels ne figurent aucune des lettres , et qui sont appelés les ensembles de base auxiliaires de ; peut éventuellement ne comporter aucun ensemble de base auxiliaire (mais il doit toujours y avoir au moins un ensemble de base principal).
3° Une typification :
4° Une relation qui est transportable (dans ) pour la typification, les étant ensembles de base principaux et les ensembles de base auxiliaires (IV, p. 3). On dit que est l’axiome de l’espèce de structure .
On appelle théorie de l’espèce de structure la théorie ayant les mêmes schémas d’axiomes que et dont les axiomes explicites sont ceux de et l’axiome « T et R »; les constantes de sont donc les constantes de et les lettres figurant dans T ou dans R.
Soit maintenant une théorie plus forte que , et soient des termes de . On dit que (dans la théorie ) est une structure d’espèce sur les ensembles de base principaux , avec pour ensembles de base auxiliaires si la relation
On dit aussi que (dans la théorie ) les ensembles de base principaux sont munis de la structure . Il est clair que est un élément de l’ensemble . L’ensemble des éléments de qui vérifient la relation est donc l’ensemble des structures d’espèce sur ; il peut être vide.
Exemple 1 03V5
Prenons pour la théorie des ensembles et considérons l’espèce de structure sans ensemble de base auxiliaire, comportant un ensemble de base principal , la caractérisation typique et l’axiome
Exemple 2 03V6
Prenons pour la théorie des ensembles, et considérons l’espèce de structure sans ensemble de base auxiliaire, comportant un ensemble de base principal A, la caractérisation typique , et ayant pour axiome la relation transportable
« F est un graphe fonctionnel dont est l’ensemble de définition ».
Les structures de cette espèce sont des cas particuliers de ce que l’on appelle les structures algébriques, et la fonction dont le graphe est F (application de dans A) est dite loi de composition d’une telle structure (A, I, § 1, no 1).
Exemple 3 03V7
étant toujours la théorie des ensembles, considérons l’espèce de structure sans ensemble de base auxiliaire, comportant un ensemble de base principal A, la caractérisation typique , et ayant pour axiome la relation transportable
et .
Cette espèce de structure est appelée espèce de structure topologique. Une structure de cette espèce est aussi appelée topologie, et la relation s’exprime en disant que X est ouvert pour la topologie V (TG, I, § 1).
Exemple 4 03V8
\* Prenons pour la théorie de l’espèce de structure de corps, qui comporte entre autres une constante K comme unique ensemble de base (principal). L’espèce de structure d’espace vectoriel à gauche sur K comporte K comme ensemble de base auxiliaire, un ensemble de base principal E, et a pour caractérisation typique la relation
étant le graphe de l’addition dans E et celui de la multiplication par un scalaire (cf. A, II, § 1, no 1); nous n’énoncerons pas ici l’axiome de cette espèce de structure (cf. A, II, § 1, no 1).
Exemple 5 03V9
Prenons de nouveau pour la théorie des ensembles; dans cette théorie, le corps des nombres complexes est un terme, qui ne contient aucune lettre. L’espèce de structure de variété analytique complexe de dimension n comporte comme ensemble de base auxiliaire, et un ensemble de base principal V; nous n’indiquerons pas ici la caractérisation typique ni l’axiome de cette espèce de structure.
Remarque 03VA
— 1) Il arrive souvent dans les applications (comme dans l’Exemple 4 ci-dessus) que l’échelon est un produit d’échelons
On remplace souvent alors, dans la définition de , la lettre s par un « multiplet » (cf. II, p. 9).
D’autre part, l’axiome d’une espèce de structure s’écrit le plus souvent comme conjonction de plusieurs relations transportables (comme dans l’Exemple 3 ci-dessus); on dit que ces relations sont les axiomes de l’espèce .
2) On donne un nom aux espèces de structures les plus fréquemment utilisées en Mathématique, et aux ensembles munis de structures de ces espèces: c’est ainsi qu’un ensemble ordonné (III, p. 5) est un ensemble muni d’une structure d’ordre (Exemple 1); *nous définirons, dans la suite de ce Traité, les notions de groupe, de corps, d’espace topologique, de variété différentielle, etc., qui toutes désignent des ensembles munis de certaines structures.
3) Par abus de langage, dans la théorie des ensembles , la donnée de n lettres distinctes entre elles (sans caractérisation typique ni axiome) est encore considérée comme une espèce de structure , dite espèce de structure d’ensemble sur les n ensembles de base principaux .
5. Isomorphismes et transport de structures
Soit une espèce de structure dans une théorie , sur ensembles de base principaux , avec ensembles de base auxiliaires ; soit S le schéma de construction d’échelon sur lettres qui figure dans la caractérisation typique de , et soit R l’axiome de . Dans une théorie plus forte que , soit U une structure d’espèce sur des ensembles (comme ensembles de base principaux) et soit une structure de même espèce sur des ensembles . Soit enfin (dans ) une bijection de sur (). On dit que est un isomorphisme des ensembles , munis de la structure U, sur les ensembles munis de la structure , si l’on a (dans )
désignant l’application identique de sur lui-même.
Soit la bijection réciproque de (). Il résulte aussitôt de (4) et du critère CST3 (IV, p. 3) que l’on a
et par suite que est un isomorphisme de , munis de , sur , munis de U; on dit que les isomorphismes et sont réciproques l’un de l’autre.
On dit que , munis de , sont isomorphes à , munis de U, s’il existe un isomorphisme de sur ; on dit encore dans ce cas que les structures U et sont isomorphes.
Les définitions précédentes entraînent, compte tenu de CST1, le critère suivant:
CST4. Soient trois structures de même espèce sur des ensembles de base principaux respectivement. Soit une bijection de sur , une bijection de sur (). Si et sont des isomorphismes, il en est de même de .
On dit qu’un isomorphisme de sur (pour la même structure) est un automorphisme de . Le composé de deux automorphismes de est un automorphisme. Il en est de même de l’isomorphisme réciproque d’un automorphisme; en d’autres termes, les automorphismes de forment un groupe (A, I, § 4, n° 1).
Remarque 03VD
Par abus de langage, lorsque est une bijection quelconque de sur (), on dit que est un isomorphisme de sur pour l’espèce de structure d’ensemble (IV, p. 5, Remarque 3).
CST5. Dans une théorie plus forte que , soit U une structure d’espèce sur , et soit une bijection de sur un ensemble (). Il existe sur une structure d’espèce et une seule telle que soit un isomorphisme de sur .
En effet, cette structure ne peut être autre que le terme U' défini par la relation (4); reste à vérifier que ce terme est effectivement une structure d'espèce Σ, c'est-à-dire que la relation R{E'_1, ..., E'_n, U'} est vraie dans . Or, cela résulte de ce que R{x_1, ..., x_n, s} est transportable, car R{E'_1, ..., E'_n, U'} est équivalente, dans , à la relation R{E_1, ..., E_n, U} (IV, p. 3), qui est vraie dans par hypothèse.
On dit que la structure U' est obtenue en transportant la structure U aux ensembles E'_1, ..., E'_n au moyen des applications bijectives f_1, ..., f_n. Il revient donc au même de dire que deux structures de même espèce sont isomorphes ou se déduisent l'une de l'autre par transport de structure.
Il peut se faire que deux structures quelconques d'espèce Σ soient nécessairement isomorphes; on dit alors que l'espèce de structure Σ est univalente.* Il en est ainsi de la structure de groupe monogène infini (isomorphe à ), de celle de corps premier de caractéristique 0 (isomorphe à ), de la structure de corps ordonné, archimédien et complet (isomorphe à ), de la structure de corps connexe, localement compact, commutatif et algébriquement clos (isomorphe à ), enfin de la structure de corps connexe, localement compact et non commutatif (isomorphe au corps des quaternions ). Pour certaines de ces espèces de structure, comme celle de corps premier de caractéristique 0, ou celle de corps ordonné, archimédien et complet, il n'y a même aucun automorphisme autre que l'application identique; mais il y a de tels automorphismes pour les autres exemples donnés ci-dessus (par exemple la symétrie dans ).
On observera que les espèces de structure précédentes sont essentiellement celles qui sont à la base de la Mathématique classique. Par contre,* l'espèce de structure de groupe, l'espèce de structure d'ensemble ordonné, l'espèce de structure topologique, ne sont pas univalentes.
6. Déduction de structures
Soit Σ une espèce de structure dans une théorie , sur n ensembles de base principaux , avec m ensembles de base auxiliaires ; soit s la structure générique de Σ. Soit T un schéma de construction d'échelon sur termes. On dit qu'un terme qui ne contient aucune lettre autre que les constantes de , est intrinsèque pour s, de type s'il satisfait aux conditions suivantes:
1° la relation
est un théorème de ;
2° soit la théorie obtenue en adjoignant aux axiomes de les axiomes « est une bijection de sur » () (les lettres et étant distinctes des constantes de et distinctes entre elles, pour ); si est la structure obtenue en transportant s par (IV, p. 7), alors
est un théorème de .
La plupart des termes que l’on est amené à définir dans la théorie d’une espèce de structure sont des termes intrinsèques.
Soit maintenant une seconde espèce de structure dans la théorie , sur ensembles de base principaux , avec ensembles de base auxiliaires ; soit
Soit une théorie plus forte que . Si, dans , est une structure d’espèce sur , alors est une structure d’espèce sur les ensembles (), dite déduite de par le procédé , ou subordonnée à . L’hypothèse que les termes sont intrinsèques pour , entraîne en outre le critère suivant: CST6. Soit un isomorphisme de , munis d’une structure d’espèce , sur , munis d’une structure de même espèce. Si est de type , posons
Il est clair que les termes sont intrinsèques pour ; dans de nombreux cas, les termes sont certaines des lettres ; on dit alors que la structure d’espèce déduite de par le procédé est sous-jacente à .
Exemple 1 03VE
L’espèce de structure de groupe topologique comporte un seul ensemble de base principal , ne comporte aucun ensemble de base auxiliaire, et la structure générique correspondante est un couple ( étant le graphe de la loi de composition sur , et l’ensemble des ensembles ouverts de la topologie de ; cf. TG, III, § 1). Chacun des termes est un procédé de déduction, fournissant respectivement la structure de groupe et la topologie sous-jacentes à la structure de groupe topologique .
De même, d’une structure d’espace vectoriel on déduit une structure de groupe commutatif sous-jacente. D’une structure d’anneau on déduit une structure de groupe commutatif et une structure de monoïde (multiplicatif) sous-jacentes. D’une structure de variété différentielle on déduit une topologie sous-jacente, etc.
Exemple 2 03VF
L’espèce de structure d’espace vectoriel sur (resp. sur ) comporte un ensemble de base principal , un ensemble de base auxiliaire égal à (resp. ) et a pour caractérisation typique
Le couple est un procédé de déduction d'une structure d'espace vectoriel sur à partir d'une structure d'espace vectoriel sur (« restriction à du corps des scalaires »; cf. A, II, § 1, no 13).
Exemple 3 03VG
Supposons que ait mêmes ensembles de base (principaux et auxiliaires) que , et même caractérisation typique. Si en outre l'axiome de implique (dans ) celui de , il est clair que le terme est un procédé de déduction d'une structure d'espèce à partir d'une structure d'espèce . On dit alors que est moins riche que , ou que est plus riche que . Toute structure d'espèce , dans une théorie plus forte que , est aussi alors une structure d'espèce . Par exemple, l'espèce de structure d'ensemble totalement ordonné (obtenu en prenant pour axiome la conjonction de l'axiome des structures d'ordre (IV, p. 4, Exemple 1) et de la relation ) est plus riche que l'espèce de structure d'ordre.* L'espèce de structure de groupe commutatif est plus riche que l'espèce de structure de groupe. L'espèce de structure d'espace compact est plus riche que l'espèce de structure topologique, etc.
Exemple 4
\* Si et sont toutes deux l'espèce de structure de groupe (resp. d'anneau), on définit en Algèbre (A, I, § 1, no 5) un procédé de déduction associant à toute structure de groupe (resp. d'anneau) la structure de groupe (resp. d'anneau) sur son centre. Si est l'espèce de structure d'espace vectoriel sur un corps commutatif K, l'espèce de structure d'algèbre sur K, on définit en A, III, §§ 5 et 7, des procédés de déduction associant à tout espace vectoriel sur K son algèbre tensorielle ou son algèbre extérieure. On rencontrera de nombreux autres exemples par la suite.
Remarque 03VH
Lorsque P est un « multiplet » , on dit aussi que les termes constituent un procédé de déduction d'une structure d'espèce à partir d'une structure d'espèce .
7. Espèces de structure équivalentes
Dans une même théorie , soient et deux espèces de structure ayant les mêmes ensembles de base principaux . Soient les structures génériques d'espèce et . Supposons que les conditions suivantes soient remplies:
1° On a un procédé de déduction d'une structure d'espèce sur à partir d'une structure d'espèce sur .
2° On a un procédé de déduction d'une structure d'espèce sur à partir d'une structure d'espèce sur .
3° La relation
On dit alors que les espèces de structure et sont équivalentes par l'intermédiaire des procédés de déduction P et Q. Dans ce cas, pour tout théorème de la théorie , la relation est un théorème de la théorie (I, p. 24); et inversement, pour tout théorème de la théorie , la relation est un théorème de .
Si U est une structure d'espèce , on dit que la structure déduite de U par le procédé P est équivalente à U. Le critère CST6 entraîne le suivant:
CST7. Soient deux structures d’espèce sur des ensembles de base principaux respectivement. Soient les structures d’espèce équivalentes respectivement à et . Pour que soit un isomorphisme pour les structures et , il faut et il suffit que soit un isomorphisme pour les structures et .
Pratiquement, on ne fera pas de distinction entre les théories et de deux espèces de structures équivalentes.
Exemples. — 1) *Soit l’espèce de structure de groupe commutatif (A, I, § 4, n° 2); elle comporte un seul ensemble de base (principal) , et sa structure générique une seule lettre ; la caractérisation typique de est , et nous désignerons par l’axiome de . Cet axiome implique en particulier que est un graphe fonctionnel (la « loi de composition » du groupe, cf. IV, p. 5, Exemple 2). On définit alors dans (où désigne la théorie des ensembles) un terme , qui est un graphe fonctionnel dans et vérifie la relation suivant :
(« multiplication d’un élément de par un entier »; cf. A, I, § 3, n° 1).
Considérons alors l’espèce de structure de (A, II, § 1, n° 1), ayant un seul ensemble de base principal , avec pour ensemble auxiliaire, et dont la structure générique comporte deux lettres, , avec la caractérisation typique
et l’axiome
« et et . »
On vérifie aussitôt que les termes constituent un procédé de déduction d’une structure d’espèce à partir d’une structure d’espèce , et le terme un procédé de déduction d’une structure d’espèce à partir d’une structure d’espèce ; en outre, la condition 3° ci-dessus est trivialement vérifiée. On peut donc dire que l’espèce de structure de groupe commutatif et celle de sont équivalentes.
2) Soient l’espèce de structure topologique (IV, p. 5, Exemple 3), l’ensemble de base et la structure générique de . Considérons la relation
Elle admet un graphe par rapport au couple ; est un terme que l’on appelle « l’ensemble des couples tels que soit adhérent à pour la topologie ». On démontre (cf. TG, I, § 1) que les relations suivantes sont des théorèmes de :
Considérons alors l’espèce de structure , ayant un seul ensemble de base (principal) , dont la structure générique comporte une seule lettre , qui a pour caractérisation typique et pour axiome
Considérons d'autre part la relation
Exercices
See the exercises for § 1.