Exercice 22, § 1
Espaces vectoriels topologiques, V, p. 64
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soit E un espace normé réel de dimension tel que, pour tout plan homogène P dans E, il existe un projecteur continu de E sur P, de norme 1. Montrer que la norme sur E est préhilbertienne. On se ramènera, à l’aide de V, p. 59, exerc. 2, au cas où E est de dimension 3, et on établira successivement les propositions suivantes : a) Pour tout plan homogène P dans E, il existe un seul projecteur continu de E sur P, de norme 1, et le noyau de ce projecteur est une droite homogène D(P), telle que soit une bijection continue de l’espace des plans homogènes de E dans l’espace des droites homogènes de E (TG, VI, p. 18). b) Tout point de la sphère S d’équation dans E est extrémal dans la boule B de E définie par . (Montrer d’abord que, si n’était pas extrémal, sa facette dans B (II, p. 92, exerc. 3) serait de dimension 2, en considérant tous les plans homogènes P passant par x ; prouver ensuite que cette hypothèse est contradictoire, en procédant de même en un point de où il n’existe qu’une seule droite d’appui de dans le plan engendré par ; l’existence d’un tel point pourra être établie en utilisant II, p. 93, exerc. 7 et p. 94, exerc. 8.) c) Tout point de la sphère S’ d’équation dans le dual E’ de E est extrémal dans la boule B’ de E’ définie par . (Remarquer d’abord que, pour toute droite homogène D’ de E’, il existe un plan homogène P’(D’) et un seul dans E’ tel que, pour tout point de , le plan d’appui de B’ en ce point (unique d’après a)) soit parallèle à D’ ; en outre l’application est continue. Déduire de là tout d’abord que si n’était pas extrémal dans B’, sa facette dans B’ serait de dimension 2 au moins, en considérant toutes les droites homogènes D’ parallèles au plan d’appui de B’ au point . Montrer ensuite que cette hypothèse entraîne contradiction, en considérant un point de stricte convexité de (II, p. 94, exerc. 8), l’unique droite homogène parallèle à la droite d’appui de au point dans le plan engendré par , et en prouvant que la fonction ne serait pas continue pour . d) Montrer que, si trois plans homogènes dans contiennent une même droite , les trois droites sont dans un même plan homogène (considérer l’unique plan d’appui de en un point d’intersection de et de ). En appliquant le th. fondamental de la géométrie projective (A, II, p. 203, exerc. 16), en déduire qu’il existe une application linéaire bijective de sur telle que, pour tout , le point appartienne à la droite , où est le plan d’équation . Montrer que, pour tout point , le plan d’équation est plan d’appui de en ce point, et conclure en appliquant V, p. 64, exerc. 20.
Solution
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