Espaces vectoriels topologiques, V, p. 75
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Les notations étant celles de l’exerc. 6, montrer que, pour que M+N∘ soit fermé, il faut et il suffit que M+N∘=(M∘∩N)∘. b) Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes : α) ε(M,N)<1; β) M+N∘ est fermé dans E ; γ) Si M~ est le supplémentaire orthogonal de M∩N∘ dans M et (N∘)∼ celui de M∩N∘ dans N∘, E est somme directe de M∘∩N, M∩N∘, M~ et (N∘)∼. En outre, si R et S sont les projecteurs de E sur M~ et (N∘)∼ respectivement correspondant à cette décomposition, on a ∥R∥=∥S∥=(1−ε2(M,N))1/2. (Pour voir que α) entraîne β) remarquer d’abord que si x∈M~ et y∈(N∘)∼ on a ∣⟨x∣y⟩∣≤ε(M,N)∥x∥.∥y∥; soit alors u=x+y+t la décomposition d’un élément u∈M+N∘ avec x∈M, y∈(N∘)∼ et t∈M∩N∘, en déduire que ∥x∥≤(1−ε2(M,N))−1/2∥u∥, ∥y∥≤(1−ε2(M,N))−1/2∥u∥ et ∥t∥≤∥u∥. Pour prouver que γ) entraîne α), considérer, pour un v∈M~, la décomposition v=v1+v2, où v1 est la projection orthogonale de v sur N, supplémentaire de N∩M∘ dans N ; on a R.v1=v, et si on avait ε(M,N)=1, il existerait une suite (vn)∈M~ telle que ∥vn∥=1 et que ∥(vn)1∥ tende vers 0. Montrer ensuite que la restriction R1 de R à N~ est une bijection de N~ sur M~; pour calculer ∥R∥, montrer que ∥R1−1∥≤(1−ε2(M,N))1/2.) c) Déduire de b) que si M+N∘ est fermé, il en est de même de M∘+N.