Fonctions d’une variable réelle, V, p. 49
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient f une fonction vectorielle continue dans un intervalle (x0,+∞[ de R et telle que, pour tout λ⩾0, la fonction f(x+λ)−f(x) tende vers 0 lorsque x tend vers +∞. a) Montrer que f(x+λ)−f(x) tend uniformément vers 0 avec 1/x lorsque λ appartient à un intervalle compact quelconque K=[a,b] de (0,+∞[. (Raisonner par l’absurde: s’il existe une suite (xn) tendant vers +∞ et une suite (λn) de points de K telles que
∥f(xn+λn)−f(xn)∥>α>0 pour tout
n, il existe un voisinage
Jn de
λn dans
K tel que
∥f(xn+λ)−f(xn)∥>α pour tout
λ∈Jn. Construire par récurrence une suite décroissante d’intervalles fermés
Ik⊂K, et une suite
(xnk) extraite de
(xn), telles que
∥f(xnk+λ)−f(xnk)∥⩾α/3 pour tout
λ∈Ik; on remarquera pour cela que si
δk est la longueur de
Ik et
q un entier tel que
qδk>b−a, on a
∥f(x+δk)−f(x)∥⩽α/3q dès que
x est assez grand). b) Déduire de a) que
∫xx+1f(t)dt−f(x) tend vers 0 lorsque
x tend vers
+∞, et en conclure que l’on a
f(x)=o(x).