Bourbaki

Exercice 8, § 5

Intégration, IX

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient TT un espace métrique complet et de type dénombrable, et dd sa distance. Pour toute partie fermée FF de TT et tout nombre réel a>0a > 0, on note FaF^a l’ensemble des x∈Tx \in T tels que d(x,F)<ad(x, F) < a. Etant données deux mesures positives bornées λ\lambda et μ\mu sur TT, on note D(λ,μ)D(\lambda, \mu) la borne inférieure de l’ensemble des nombres réels a>0a > 0 satisfaisant aux inégalités λ∗(F)≤μ∗(Fa)+a,μ∗(F)≤λ∗(Fa)+a\lambda^*(F) \leq \mu^*(F^a) + a, \mu^*(F) \leq \lambda^*(F^a) + a pour toute partie fermée FF de TT. a) Montrer que DD est une distance sur M+b\mathscr{M}_+^b et que l’on a D(εx,εy)=d(x,y)D(\varepsilon_x, \varepsilon_y) = d(x, y) pour deux points xx et yy de TT tels que d(x,y)<1d(x, y) < 1. b) Soient ff une application borélienne de TT dans TT (cf. Top. gén., chap. IX, § 6, n° 3) et λ\lambda une mesure positive bornée sur TT. Montrer qu’il existe une mesure positive bornée μ\mu sur TT telle que l’on ait μ∗(A)=λ∗(f−1(A))\mu^*(A) = \lambda^*(f^{-1}(A)) pour toute partie borélienne AA de TT. Soit a>0a > 0, et soit HH l’ensemble des x∈Tx \in T tels que d(x,f(x))≥ad(x, f(x)) \geq a; montrer que HH est borélien dans TT et que l’on a D(λ,μ)≤sup⁡(a,λ(H))D(\lambda, \mu) \leq \sup (a, \lambda(H)) (pour toute partie fermée FF de TT, on a F∩(T−H)⊂f−1(Fa)F \cap (T - H) \subset f^{-1}(F^a) et λ∗(F)≤λ∗(F∩(T−H))+λ∗(H)\lambda^*(F) \leq \lambda^*(F \cap (T - H)) + \lambda^*(H)). c) Soient μ\mu et μn\mu_n (pour n≥1n \geq 1) des mesures positives bornées sur TT telles que lim⁡n→∞D(μn,μ)=0\lim_{n \to \infty} D(\mu_n, \mu) = 0. Montrer que la suite (μn)(\mu_n) converge étroitement vers μ\mu (montrer qu’on a lim⁡n→∞μn∗(T)=μ∗(T)\lim_{n \to \infty} \mu_n^*(T) = \mu^*(T) et μ∗(F)≥lim sup⁡n→∞μn∗(F)\mu^*(F) \geq \limsup_{n \to \infty} \mu_n^*(F) pour toute partie fermée FF de TT; en déduire μ∗(f)≤lim inf⁡n→∞μn∗(f)\mu^*(f) \leq \liminf_{n \to \infty} \mu_n^*(f) pour toute fonction semi-continue inférieurement f≥0f \geq 0 par la méthode du lemme 3 du § 2, n° 6). d) Réciproquement, montrer que, pour toute suite de mesures positives bornées μn\mu_n tendant étroitement vers μ\mu dans M+b\mathscr{M}_+^b, on a lim⁡D(μn,μ)=0\lim D(\mu_n, \mu) = 0. On pourra procéder comme suit: soit ε>0\varepsilon > 0, soit KK une partie compacte de TT telle que μ∗(T−K)<ε\mu^*(T - K) < \varepsilon et sup⁡nμn∗(T−K)<ε\sup_n \mu_n^*(T - K) < \varepsilon; construire une famille finie (Bi)1≤i≤p(B_i)_{1 \leq i \leq p} d’ensembles de frontière μ\mu-négligeable, de diamètre ≤ε/2\leq \varepsilon/2, deux à deux disjoints, dont la réunion contient KK (cf. exerc. 1). Soit ff une application de TT dans TT, constante dans chacun des ensembles B1,…,BpB_1, \ldots, B_p et C(B1∪…∪Bp)\mathscr{C}(B_1 \cup \ldots \cup B_p) et telle que f(Bi)⊂Bif(B_i) \subset B_i pour 1≤i≤p1 \leq i \leq p. Définir les mesures πn\pi_n et π\pi par πn∗(A)=μn∗(f−1(A))\pi_n^*(A) = \mu_n^*(f^{-1}(A)) et π∗(A)=μ∗(f−1(A))\pi^*(A) = \mu^*(f^{-1}(A)) pour toute partie borélienne AA de TT; déduire de b) les relations D(πn,μn)≤εD(\pi_n, \mu_n) \leq \varepsilon, D(π,μ)≤εD(\pi, \mu) \leq \varepsilon et montrer que l’on a lim⁡n→∞D(πn,π)=0\lim_{n \to \infty} D(\pi_n, \pi) = 0.

e) La distance D sur M+b\mathscr{M}_+^b est compatible avec la topologie étroite (remarquer que M+b\mathscr{M}_+^b est métrisable pour la topologie étroite).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.