Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Si u et v sont deux nombres réels quelconques, démontrer, pour 1<p<+∞, l’inégalité
∣u+v∣p≤∣u∣p+puv∣u∣p−2+ar=2∑[p]∣v∣r∣u∣p−r+b∣v∣p
où a et b sont deux constantes ne dépendant que de p, et [p] est la partie entière de p (Fonct. var. réelle, chap. III, § 2, exerc. 6).
b) Soit (f~n) une suite qui converge vers 0 dans Lp pour la topologie affaiblie (1<p<+∞). Montrer qu’il existe une suite (fnk) extraite de
(f_n) telle que, si on pose sm=∑k=1mfnk, on ait
∫sm−1∣sm−1∣p−2fnmdμ≤1 (définir la suite
(nk) par récurrence). En déduire, en utilisant
a et l’inégalité de Hölder que, si
p>2, il existe deux constantes,
a,b telles que
N1(∣sn∣p)≤N1(∣sn−1∣p)+a+bN1(∣sn−1∣p−2) et que, si
1<p≤2, il existe une constante
c telle que
N1(∣sn∣p)≤N1(∣sn−1∣p)+c. Conclure que l’on a
Np(sn)Np(sn)=O(n1/2)=O(n1/p)pour p>2pour 1≤p≤2.
c) Montrer que les résultats précédents ne peuvent être améliorés en général (cf. exerc. 19 d) et 20 b)).