Bourbaki

Exercice 17, § 2

Intégration, VI

Soit μ\mu la mesure de Lebesgue sur T={0,1}T = \{0, 1\}; l’application f→f⋅μf \to f \cdot \mu de C(T)C(T) dans M(T)\mathscr{M}(T) est continue pour la topologie forte sur M(T)\mathscr{M}(T), et est donc une mesure vectorielle mm à valeurs dans cet espace de Banach. Montrer que mm est scalairement de base μ\mu et absolument continue par rapport à μ\mu pour la topologie forte, mais que mm n’est pas de base μ\mu (pour la topologie forte sur M(T)\mathscr{M}(T)). (Remarquer que mm est de base μ\mu pour la topologie vague σ(M(T),C(T))\sigma(\mathscr{M}(T), C(T))), et en déduire que, si on avait m=g⋅μm = g \cdot \mu, où gg est scalairement μ\mu-intégrable (pour la topologie forte sur M(T)\mathscr{M}(T)), on aurait nécessairement g(t)=εtg(t) = \varepsilon_t presque partout. Montrer que cela entraîne contradiction, en remarquant que, pour toute fonction numérique bornée θ\theta sur TT, la forme linéaire z′:λ→∑t∈Tθ(t)λ({t})z' : \lambda \to \sum_{t \in T} \theta(t) \lambda(\{t\}) sur M(T)\mathscr{M}(T) est continue mais que ⟨g,z′⟩\langle g, z' \rangle n’est pas nécessairement μ\mu-mesurable.)

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.