Bourbaki

Exercice 12, § 3

Intégration, VI

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient EE l’espace compact non métrisable obtenu en munissant l’intervalle (−1,+1)(-1, +1) de R\mathbf{R} de la topologie C\mathscr{C} définie dans l’exerc. 13 a) de Top. gén., chap. IX, 2e éd., § 2 ; soit φ\varphi l’application x→∣x∣x \to |x| de EE sur I={0,1}I = \{0, 1\} (muni de la topologie induite par celle de R\mathbf{R}).

a) Montrer que φ\varphi est continue et que, si on désigne par F\mathfrak{F} l’ensemble des parties de EE de la forme φ−1(A)\varphi^{-1}(A), où AA est une partie borélienne de II, les parties boréliennes de EE sont les parties BB telles qu’il existe M∈FM \in \mathfrak{F} pour lequel B∩CMB \cap \mathbf{C} M et M∩CBM \cap \mathbf{C} B soient dénombrables (remarquer que tout ensemble ouvert de EE appartient à F\mathfrak{F}).

b) Montrer que, pour qu’une fonction numérique ff définie dans EE soit continue (pour C\mathscr{C}), il faut et il suffit qu’elle soit réglée et que, pour tout x∈Ex \in E, on ait f(x−)=f((−x)+)f(x-) = f((-x)+). On définit donc une mesure positive μ\mu sur EE en posant ∫fdμ=∫01f(x)dx\int f d\mu = \int_0^1 f(x) dx. Montrer que l’image de μ\mu par φ\varphi est la mesure de Lebesgue sur II, et que les ensembles μ\mu-négligeables sont les parties négligeables pour la mesure de Lebesgue sur (−1,+1)(-1, +1).

c) Déduire de a) et b) qu’il n’existe pas de section μ\mu-mesurable pour la relation d’équivalence μ\mu-mesurable φ(x)=φ(y)\varphi(x) = \varphi(y) dans EE.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.