Appendice 2
Lemme 1
Soient X, B deux espaces localement compacts, π une application de X dans B, ν une mesure positive sur B. Soit () une famille ν-adéquate de mesures positives sur X telle que, pour tout , la mesure soit concentrée sur . Posons , et supposons que l’application π soit μ-mesurable.
a) Si N ⊂ B est localement ν-négligeable, est localement μ-négligeable.
b) Si f est une fonction ν-mesurable sur B (à valeurs dans un espace topologique), est μ-mesurable sur X.
Soit K une partie compacte de X. Il s’agit de prouver que est μ-négligeable et que la restriction de à K est μ-mesurable. Or K est réunion d’un ensemble μ-négligeable et d’une suite de parties compactes telles que soit continue. Il suffit de montrer que est μ-négligeable et que la restriction de à est μ-mesurable. On supposera donc désormais que est continue. Alors est compact. Comme , et que est ν-négligeable, on supposera désormais que N est ν-négligeable. Alors N est contenu dans un ensemble ν-négligeable , intersection dénombrable d’ensembles ouverts (chap. IV, § 4, no 6, cor. 2 du th. 4). Comme π est μ-mesurable, est -mesurable (chap. IV, § 5, n° 5, prop. 8), donc est -intégrable, et l’on a (chap. V, § 3, n° 4, th. 1)
Or, si , est -négligeable puisque est concentrée sur par hypothèse. Donc . A fortiori, est -négligeable et l’on a bien prouvé a). D’autre part, il existe une partition de formée d’un ensemble -négligeable et d’une suite d’ensembles compacts tels que soit continue. Alors la restriction de à chaque ensemble est continue, et est -négligeable d’après a), donc la restriction de à est bien -mesurable.