Bourbaki

Exercice 16, § 1

Intégration, VII

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient GG un groupe abélien compact, EE une partie dense de GG, stable pour la loi de composition de GG. On suppose que, pour toute fonction numérique bornée ff sur EE, on ait défini un nombre M(f)M(f) ayant la propriété suivante : quelles que soient les deux fonctions bornées f,gf, g sur EE, les éléments ai,bka_i, b_k de EE (1≤i≤m,1≤k≤n1 \leq i \leq m, 1 \leq k \leq n), les nombres réels αi,βk(1≤i≤m, 1≤k≤n)\alpha_i, \beta_k (1 \leq i \leq m,\ 1 \leq k \leq n) tels que l’on ait

∑iαif(xai)≤∑kβkg(xbk) \sum_i \alpha_i f(xa_i) \leq \sum_k \beta_k g(xb_k)

pour tout x∈Ex \in E, alors il en résulte l’inégalité

(∑iαi)M(f)≤(∑kβk)M(g). \left( \sum_i \alpha_i \right) M(f) \leq \left( \sum_k \beta_k \right) M(g).

On suppose en outre que M(1)=1M(1) = 1 (cf. Esp. vect. top., chap. II, Appendice).

a) Soit μ\mu la mesure de Haar normalisée sur G. Montrer que pour toute fonction numérique continue ff sur G, on a ∫fdμ=M(f∣E)\int f d\mu = M(f|E). (En considérant une partition de l’unité convenable, approcher arbitrairement la fonction constante égale à ∫fdμ\int f d\mu dans E par des fonctions de la forme x→∑iαif(xai)x \to \sum_i \alpha_i f(xa_i), où ai∈Ea_i \in E.)

b) Déduire de a) que si l’on pose ν(B)=M(φB)\nu(B) = M(\varphi_B) pour toute partie B de E, alors, pour toute partie ouverte U de G, on a ν(U∩E)≥μ(U)\nu(U \cap E) \geq \mu(U), et pour toute partie fermée F de G, ν(F∩E)≤μ(F)\nu(F \cap E) \leq \mu(F). Pour toute partie μ\mu-quarrable P de G (chap. IV, § 5, exerc. 13 d)), on a ν(P∩E)=μ(P)\nu(P \cap E) = \mu(P).

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.