Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Les hypothèses étant celles de l’exerc. 27 a), on suppose en outre qu’il existe un G-pavage μ-intégrable F.
a) Pour toute fonction numérique μ-intégrable f≥0 définie dans X, on pose f~(x)=∑s∈Gf(sx), de sorte que ∫Ff~(x)dμ(x)=∫Xf(x)dμ(x) § 2, n° 10, prop. 15). Soit (fi)1≤i≤n une famille de fonctions numériques ≥0, μ-intégrables dans X; on pose, pour i=j,
mij=∫Ff~i(x)f~j(x)dμ(x).
et ci=supx∈Xf~i(x). Montrer qu’il existe au moins un couple d’indices distincts (i,j) tel que
mij≥n(n−1)μ(F)1((i=1∑n∫Xfi(x)dμ(x))2−μ(F)i=1∑nci∫Xfi(x)dx)
(Minorer la somme ∑i=jmij en utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz).
En déduire que si (Ai)1≤i≤n est une famille finie de G-remplissages μ-intégrables, et si ∑i=1nμ(Ai)>μ(F), il existe un couple (i,j) d’indices distincts et un s∈G tels que μ(Ais∩Aj)>0.
b) Si G0 est un sous-groupe de G d’indice fini (G:G0)=h, et si (s1,…,sh) est un système de représentants des classes à gauche mod G0 dans G, F0=⋃1≤i≤hsiF est un G0-pavage.
c) Dans X=Rn, soit A un corps convexe symétrique ; soient ui:(xj)→∑j=1ncijxj, m formes linéaires sur X, à coefficients cij entiers (m<n).
Montrer que, pour tout entier p≥1 et tout nombre r≥0 tel que μ(A)rn≥2npm, il existe un point x∈rA, distinct de 0 et tel que ui(x)≡0 (mod. p) pour 1≤i≤m (appliquer le th. de Minkowski au sous-groupe G0 de Zn formé des z∈Zn tels que ui(z)≡0 (mod. p) pour 1≤i≤m, et utiliser b)). Cas particulier où n=2, m=1, et A est défini par ∣x1∣≤1, ∣x2∣≤1 (théorème de Thue).