Soient k le corps à deux éléments, V l’espace vectoriel k3, (x1,x2,x3) sa base canonique, et K l’algèbre extérieure de V, qui est une algèbre commutative de dimension 8 sur k. Soit g la K-algèbre de Lie admettant la base (e1,e2,e3,e12,e13,e23) telle que [e1,e2]=[e2,e1]=e12,[e1,e3]=[e3,e1]=e13,[e2,e3]=[e3,e2]=e23, les autres crochets étant nuls. Soit h l’idéal de g engendré par u=x1e1+x2e2+x3e3. Comme module, h est engendré par u,[u,e1]=x2e12+x3e13,[u,e2]=x1e12+x3e23,[u,e3]=x1e13+x2e23. Soit v=x1x2e12+x1x3e13+x2x3e23.
a) Montrer que v∈h. (Considérer la forme K-linéaire φ sur g telle que φ(e1)=φ(e2)=φ(e3)=0,φ(e12)=x3,φ(e13)=x2,φ(e23)=x1).
b) Soit f une application linéaire de g dans une K-algèbre associative telle que f([x,y])=f(x)f(y)−f(y)f(x) quels que soient x,y dans g. Montrer que f(v)=f(u)2.
c) Déduire de a) et b) que l’application canonique de l’algèbre de Lie g/h dans son algèbre enveloppante est non injective.