Bourbaki

Exercice 21, § 6

Groupes et algèbres de Lie, I

Soit V un espace vectoriel sur K de dimension finie n>1n > 1. Montrer que sl(V)\mathfrak{sl}(V) est simple. (Se ramener au cas où K est algébriquement clos. Supposons sl(V)=a×b\mathfrak{sl}(V) = a \times b, avec dim⁡a=a>0,dim⁡b=b>0\dim a = a > 0, \dim b = b > 0. Soit A (resp. B) l’algèbre associative engendrée par 1 et a (resp. b). Alors V peut être considéré comme un (A⊗kB)(A \otimes_k B)-module simple. Donc il existe un A-module P de dimension finie pp sur K, et un B-module Q de dimension finie qq sur k, tels que V soit (A⊗kB)(A \otimes_k B)-isomorphe à P⊗kQP \otimes_k Q (Alg., chap. VIII, § 7, no 7, prop. 8 et no 4, th. 2) ; P et Q sont fidèles, donc a≤p2,b≤q2a \leq p^2, b \leq q^2. D’autre part, a+b=n2−1a + b = n^2 - 1, et pq=npq = n, d’où (p2−1)(q2−1)≤2(p^2 - 1)(q^2 - 1) \leq 2, ce qui est contradictoire.)

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.