On conserve les notations de l’exerc. 2. a) Soit J un idéal à droite de K[F] contenu dans I, et soit u un élément de I. Montrer que
u∈J⋅I⇔Dx(u)∈J pour tout x∈X.
En particulier, un élément de I appartient à In (n⩾1) si et seulement si toutes ses dérivées partielles appartiennent à In−1. b) Soit R un sous-groupe distingué de F, soit G=F/R et soit J le noyau de l’homomorphisme canonique γ:K[F]→K[G]. Montrer que J est engendré comme idéal à gauche (resp. à droite) par les éléments r−1, avec r∈R. Démontrer l’exactitude de la suite
(*)
0→J/(J⋅I)αI/(J⋅I)βK[G]εK→0,
où α est déduit par passage aux quotients de l’inclusion de J dans I, et β est déduit per passage aux quotients de la restriction de γ à I. c) Pour u∈I,x∈X, notons Dx(u) l’image de Dx(u) dans K[G] par γ. Montrer, en utilisant a), que la famille (Dx)x∈X définit par passage au quotient un isomorphisme de I/(J⋅I) sur K[G](X). d) Pour r∈R, soit θ(r) l’image de r−1 dans J/(J⋅I). Montrer que l’on a
θ(rr′)=θ(r)+θ(r′)etθ(yry−1)=y⋅θ(r)pourr,r′ dans R,y∈F.
En déduire que θ définit un homomorphisme de R/(R,R) dans J/(J⋅I) compatible avec l’action de G, et montrer que l’image de cet homomorphisme engendre le K-module J/(J⋅I); lorsque K=Z, montrer que l’on obtient ainsi un isomorphisme deR/(R,R) sur J/(J⋅I) (définir directement l’homomorphisme réciproque). e) Soit (ra)a∈A une famille d’éléments de R engendrant R comme sous-groupe distingué de F. Montrer que les θ(ra) engendrent le K[G]-module J/(J⋅I). f) La matrice (Dx(ra))x∈X,a∈A définit un homomorphisme
ρ:K[G](A)→K[G](X)
de K[G]-modules à gauche. Montrer que la suite
(**)
K[G](A)ρK[G](X)δK[G]εK→0,
est exacte, δ étant l’homomorphisme (ux)↦∑x∈Xux(γ(x)−1).
(Transformer la suite exacte (*) au moyen de c),d),e) ci-dessus.)2
1 Pour plus de détails sur les Dx, voir R. FOX, Ann. of Math., t. LVII (1953), p. 547–560. 2 Pour plus de détails sur cet exercice, voir K. W. GRUENBERG, Lecture Notes in Math., n° 143, chap. 3, ainsi que R. SWAN, J. of Algebra, t. XII (1969), p. 585–601.