Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On suppose que K = Z et que X est fini. Pour tout entier k≥0, on note (ek,α) une base de Ak(X). a) Soit (wn)n∈Z une suite d’éléments de F. Notons wk,α(n) le coefficient de ek,α dans le terme de degré k de g(wn)∈A^(X). On a:
g(wn)=k,α∑wk,α(n)ek,αpour tout n∈Z.
On dit que la suite (wn) est typique si, pour tout couple (k,α), la fonction wk,α:n↦wk,α(n) est un polynôme binomial de degré ≤k, cf. exerc. 4. Cette condition est indépendante du choix des bases (ek,α). Montrer qu’elle équivaut à l’existence d’une suite (ak)k∈N d’éléments de A^q(X) telle que ω(ak)≥k pour tout k, et que
g(wn)=k=0∑∞nkakpour tout n∈Z.
b) Montrer que, si (wn) et (wn′) sont deux suites typiques, il en est de même de (wn−1) et de (wnwn′). c) Soit w un élément de CkF pour k≥1, et soit f un polynôme binomial de degré ≤k. Montrer que (wf(n)) est une suite typique. En particulier, si z∈F, la suite (zn) des puissances de z est typique. d) Soit (wn) une suite d’éléments de F. Montrer que (wn) est typique si et seulement s’il existe y0,y1,…,yn,… dans F, avec yi∈CiF pour tout i≥1 et
wn≡y0y1n⋯yk(n)(modCk+1F)
pour tout n∈Z et tout k≥1. (Déterminer les yi à partir de (wn) en faisant successivement n=0,1,…. Par exemple w0=y0,w1=y0y1,…). e) Soit H un ensemble de Hall relatif à X, et soit (wn) une suite d’éléments de F. Soit (α(m,n))m∈H,n∈Z la famille d’entiers telle que
wn≡m∈H∏φ(m)α(m,n)(modCcF)
pour tout n∈Z et tout c⩾1 (cf. n° 4, Remarque). Montrer que (wn) est typique si et seulement si, pour tout m∈H, la fonction n↦α(m,n) est un polynôme binomial de degré ≤l(m), où l(m) est la longueur de m.\footnote{Pour plus de détails sur les suites typiques, voir M. LAZARD, Annales E.N.S., t. LXXI (1954), p. 101-190, chap. II, § , 2.}
f ) Une suite (wn) est dite 1-typique si les fonctions wk,α correspondantes sont des polynômes binomiaux de degré ≤k−1. Montrer que, si (wn) est 1-typique, on peut trouver des yi∈Ci+1F pour i=0,1,…, tels que
wn≡y0y1n⋯yk(n)kmod.Ck+1F pour tout
n∈Z et tout
k⩾1.