a) Un élément π de K est dit admissible si v(π)=θ, et si πp−1/p≡−1(modπoK). (Noter que l’on a πp−1/p∈oK puisque v(π)=θ.) Montrer qu’il existe des corps K qui vérifient les conditions du paragraphe, et contiennent un élément admissible (adoindre à Qp une racine (p−1)-ième de −p). b) Soit π un élément admissible de K. On considère les séries formelles suivantes, à coefficients dans K:
eπ(U)=π1e(πU)=n=1∑∞πn−1Un/n!, lπ(U)=π1l(πU)=n=1∑∞(−π)n−1Un/n.
EXERCICES
Montrer que ces séries sont réciproques l’une de l’autre et que leurs coefficients appartiennent à oK (utiliser le lemme 2).
c) Soit {U,V} un ensemble à deux éléments, et soit H(U,V) la série de Hausdorff. On pose
Hπ(U,V)=π1H(πU,πV).
On a Hπ(U,V)∈L^K({U,V}).
Montrer que
Hπ(U,V)=lπ(eπ(U)+eπ(V)+πeπ(U)⋅eπ(V)).
En déduire que Hπ∈L^oK({U,V}), i.e. que les coefficients de Hπ appartiennent à oK; d’où une autre démonstration de la prop. 1.
d) On note e~π,l~π et H~π les séries obtenues en réduisant eπ,lπ et Hπ modulo πoK; leurs coefficients appartiennent à l’anneau oK/πoK.
Montrer que l’on a l~π(U)=U−Up (noter que vp(n)<(n−1)θ si n=1,p). En déduire que
e~π(U)=U+Up+⋯+Upn+⋯
et que
H~π(U,V)=e~π(U)+e~π(V)−(e~π(U)+e~π(V))p,
ou encore:
H~π(U,V)=U+V−Λp(n=0∑∞Upn,n=0∑∞Vpn),
où Λp est défini par la formule
Λp(U,V)=(U+V)p−Up−Vp,cf. chap. I, § 1, exerc. 19.
En particulier, H~π(U,V) appartient à L^Fp({U,V}) et sa composante homogène de degré p est −Λp(U,V). On a
H~π(U,V)=H~π(V,U)
H~π(U,H~π(V,W))=H~π(H~π(U,V),W)dans L^Fp({U,V,W}),
W étant une troisième indéterminée.
e) Soit C(U,V)=H(−U,H(−V,H(U,V))) (« commutateur de Hausdorff »). On a exp(C(U,V))=exp(−U)exp(−V)exp(U)exp(V). Posons
Cπ(U,V)=π1C(πU,πV).
Montrer que les coefficients de Cπ(U,V) appartiennent à πoK (utiliser le fait que H~π(U,V)=H~π(V,U)).¹