Bourbaki

Exercice 12, § 6

Groupes et algèbres de Lie, III

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

On considère un espace normable complet réel ou complexe E et un sous-espace vectoriel fermé F de E tel que F0F^0 n’admette pas de supplémentaire topologique dans E′E'.2^2

1 Cf. N. H. KUIPER, The homotopy type of the unitary group of Hilbert space, Topology, t. III (1965), pp. 19–30. Dans cet article, il est même prouvé que G est contractile. 2 Soient c0c_0 (resp. l1,l∞l^1, l^\infty) l’espace de Banach des suites réelles ou complexes (x1,x2,…)(x_1, x_2, \ldots) vérifiant

a) Soit A (resp. B) l’espace normable complet des endomorphismes continus de E (resp. F). Soit C l’ensemble des u∈Au \in A tels que u(F)⊂Fu(F) \subset F. Soit α\alpha l’application u↦(u,u∣F)u \mapsto (u, u|F) de C dans A×BA \times B. Alors α\alpha est un isomorphisme de l’espace normable complet C sur un sous-espace vectoriel fermé de A×BA \times B, et α(C)\alpha(C) n’admet pas de supplémentaire topologique dans A×BA \times B. (Soit x∈Ex \in E tel que x∉Fx \notin F. Soit ξ∈F0\xi \in F^0 tel que ⟨x,ξ⟩=1\langle x, \xi \rangle = 1. Si η∈E′\eta \in E', notons η~\tilde{\eta} l’élément y↦⟨y,η⟩xy \mapsto \langle y, \eta \rangle x de A. Supposons qu’il existe un projecteur π\pi de A×BA \times B sur α(C)\alpha(C). Définissons π~:E′→E′\tilde{\pi}: E' \to E' par π~(η)=t(α−1(π(η~,0)))(ξ)\tilde{\pi}(\eta) = {}^t(\alpha^{-1}(\pi(\tilde{\eta}, 0)))(\xi). Alors π~\tilde{\pi} est un projecteur de E′E' sur F0F^0, ce qui est absurde.) b) On construit une algèbre normable complète réelle ou complexe unifière M de la manière suivante : M=⨁i=0∞MiM = \bigoplus_{i=0}^\infty M_i est graduée par les MiM_i; M0M_0 est l’ensemble des multiples scalaires de 1 ; M1M_1 est l’ensemble des multiples scalaires d’un élément non nul uu; M2={0}M_2 = \{0\}; M3=FM_3 = F; M4=EM_4 = E; Mi={0}M_i = \{0\} pour i≥5i \geq 5; on a ux=xux = x pour tout x∈M3x \in M_3. Soient N l’espace normable complet des endomorphismes continus de l’espace normable complet M. Soit N1N_1 l’ensemble des dérivations continues de M. Montrer, en utilisant a), que N1N_1 n’a pas de supplémentaire topologique dans N. c) Montrer que le groupe des automorphismes bicontinu de M est un quasi-sous-groupe de Lie de GL(M)\mathbf{GL}(M), mais non un sous-groupe de Lie de GL(M)\mathbf{GL}(M). (Utiliser le cor. 2 de la prop. 18, et b).)

Solution

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