Exercice 28, § 9
Groupes et algèbres de Lie, III
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Soient k un corps commutatif de caractéristique 0, L une algèbre de Lie de dimension n sur k, une sous-algèbre de dimension ne contenant aucun idéal non nul de L, et un élément de L n’appartenant pas à . Pour , on définit par récurrence les en convenant que est l’ensemble des tels que . On pose pour . Montrer que (par récurrence sur ), puis que, pour , est une sous-algèbre de L de codimension i (par récurrence sur i). b) Pour , choisissons dans un élément n’appartenant pas à , de telle sorte que (mod. ). Montrer, par récurrence sur les couples ordonnés lexicographiquement, que, pour , on a et
¹ Pour plus de détails, cf. C. CHEVALLEY, Topological structure of solvable groups, Ann. of Math., t. XLII (1941), p. 668–675. ² Pour plus de détails concernant les représentations linéaires injectives des groupes de Lie, cf. G. HOCHSCHILD, The structure of Lie groups, Holden-Day, 1965, et en particulier le chap. XVIII.
c) Déduire que L est ou bien de dimension 1, ou bien de dimension 2 non commutative, ou bien isomorphe à .
d) Soit A une algèbre de Lie réelle de dimension finie. Une sous-algèbre B de A est dite prolongeable s’il existe une sous-algèbre telle que . On note l’intersection de toutes les sous-algèbres non prolongeables de A. On note le plus grand idéal de A possédant une suite de composition comme A-module dont tous les quotients sont de dimension 1.
Montrer que est un idéal caractéristique de A. (Observer que est stable par .)
e) Montrer que et que .
f) Montrer que, si B est une sous-algèbre de A, on a .
g) Si A est résoluble, . (On peut supposer grâce à e). Supposons . D’après d), il existe un idéal minimal non nul I de A contenu dans . En utilisant f ), et le chap. I, § 5, cor. 1 du th. 1, montrer que , d’où contradiction.)
h) Soient P le radical de , B une sous-algèbre semi-simple de A, qui est une sous-algèbre de A d’après d). En utilisant f ), montrer que peut se mettre sous forme triangulaire par rapport à une base convenable de P. Conclure que .
k) est le radical de . (Utiliser e), f ), g), h) et une décomposition de Levi de A.) Soit une décomposition de Levi de . D’après h), . On a . Appliquant c) aux facteurs simples de T, conclure que . On a donc prouvé que .
l) Soit G un groupe de Lie réel connexe d’algèbre de Lie A. Soit l’ensemble des sous-groupes N de G tels qu’il existe une suite décroissante de sous-groupes possédant les propriétés suivantes: , chaque est un sous-groupe de Lie connexe distingué de G, et pour tout . Montrer que le sous-groupe intégral de G d’algèbre de Lie est le plus grand élément de . (Raisonner par récurrence sur . Soient I un idéal de dimension 1 de A, N le sous-groupe intégral correspondant de G. Passer au quotient par . Si N n’est pas fermé, on utilisera l’exerc. 21 a) du § 6.)
m) Un sous-groupe de Lie H de G est dit prolongeable s’il existe un sous-groupe de Lie tel que . On note l’intersection de tous les sous-groupes de Lie connexes non prolongeables de G.
Soit B une sous-algèbre non prolongeable de A. Montrer que le sous-groupe intégral correspondant de G est fermé. (Utiliser la prop. 5.) En déduire que , d’où .
n) Montrer que . (Se ramener au cas où . Utiliser alors l’exerc. 22 du § 6.)¹
Solution
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