Soit A un appartement. On suppose que, quelles que soient les chambres mitoyennes distinctes C1 et C2, il existe un pliage (exerc. 18) de A amenant C1 en C2. Soient C une chambre de A et (Ci)i∈I la famille des chambres mitoyennes de C, distinctes de C. On désigne par si la réflexion par rapport à la cloison C∩Ci (exerc. 18 b)). On pose S={si∣i∈I} et on désigne par W le groupe d’automorphismes de A engendré par les si.
a) Montrer que, pour toute chambre C′, il existe w∈W tel que C′=w(C) (on raisonnera par récurrence sur d(C,C′)).
b) Montrer que (W,S) est un système de Coxeter (pour i∈I, poser
Psi={w∈W∣w(C)⊂πi(A)}, où
πi est le pliage amenant
Ci sur
C et montrer que les hypothèses de la prop. 6 sont vérifiées : pour démontrer la condition
(C′), on remarquera que si
w∈Psi et
wsj∈/Psi, on a
w(C)∩wsj(C)⊂πi(A)∩siπi(A). Comme
w(C) et
wsj(C) sont mitoyennes, on en déduira que
si=wsjw−1 (exerc. 13 b)).
c) Soit F une facette de la chambre C. Montrer que le stabilisateur WF de F dans W est engendré par les si∈S tels que F⊂C∩Ci (soit w∈WF, avec lS(w)>1 et soit i∈I tel que w=siw′ avec l(w′)=l(w)−1; d’après la prop. 6, on a w′∈Psi, d’où w(C)⊂siπi(A), F⊂πi(A)∩siπi(A) et si∈WF). En particulier, on a w(C)=C si et seulement si w=1.
d) Montrer que l’application a↦W{a} est un isomorphisme de l’appartement A sur l’appartement associé à (W,S) (exerc. 16), compatible avec l’action de W.