Bourbaki

Exercice 12, § 4

Groupes et algèbres de Lie, V

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

On suppose que la forme x.y=BM(x,y)x.y = B_M(x, y) est \emph{non dégénérée} et que WW est \emph{infini}. On identifie EE à son dual E∗E^* au moyen de BMB_M; en particulier, on désigne par (es∗)(e_s^*) la base de EE duale de la base (es)(e_s), et par CC l’intérieur du cône simplicial C‾\overline{C} engendré par les es∗e_s^*. Soit GG le groupe orthogonal de BMB_M, et soit μ\mu une mesure de Haar sur GG; le groupe GG est unimodulaire, et contient WW. a) Montrer que, si ν(W∣G)<∞\nu(W|G) < \infty (où ν\nu est une mesure invariante par GG), la forme BMB_M est de signature (n−1,1)(n-1, 1), avec

n=dim⁡(E)=Card(S), n = \dim(E) = \mathrm{Card}(S),
et que l’on a x.x<0x.x < 0 pour tout x∈Cx \in C. (Soit x∈Cx \in C tel que x.x≠0x.x \neq 0, et soit LxL_x l’hyperplan orthogonal à xx. Montrer, en utilisant l’exerc. 10, que la restriction de BMB_M à LxL_x est, soit positive, soit négative; le second cas entraînerait que la forme BMB_M soit de signature (1,n−1)(1, n-1), et l’on montrera que c’est impossible. En déduire que x.x≤0x.x \leq 0 pour tout x∈Cx \in C, d’où x.x<0x.x < 0, puisque CC est ouvert.) b) Réciproquement, supposons BMB_M de signature (n−1,1)(n-1, 1) et x.x<0x.x < 0 pour tout x∈Cx \in C (auquel cas on dit que WW, ou (W,S)(W, S), ou le graphe de Coxeter correspondant, est \emph{de type hyperbolique}). Soit HH l’ensemble des x∈Ex \in E tels que x.x<0x.x < 0, et soit H+H_+ la composante connexe de HH contenant CC. Montrer que HH est réunion disjointe de H+H_+ et de H−=−H+H_- = -H_+, et que H−H_- est contenu dans le cône simplicial engendré par (es)s∈S(e_s)_{s \in S} (utiliser le fait que H−H_- est le polaire de H+H_+). Montrer que H+H_+ et H−H_- sont stables par WW. c) On conserve les notations et hypothèses de b). Soit ff la forme linéaire sur EE définie par f(es)=1f(e_s) = 1 pour tout s∈Ss \in S. Si x∈Hx \in H, posons φ(x)=f(x)2/(x.x)\varphi(x) = f(x)^2/(x.x). Si PHPH désigne l’image du cône HH dans l’espace projectif P(E)P(E), la fonction φ\varphi définit une fonction φ~\tilde{\varphi} sur PHPH. Montrer que l’application
φ~:PH→]−∞,0] \tilde{\varphi} : PH \to ]-\infty, 0]

EXERCICES

est propre. En déduire que, pour tout x∈H+x \in H_+, les fonctions w↦φ(w.x)w \mapsto \varphi(w.x) et w↦f(w.x)w \mapsto f(w.x) atteignent leur maximum pour une valeur w1w_1 de W (utiliser le fait que G opère proprement sur PH, cf. exerc. 11, et que W est discret dans G); montrer que ces propriétés équivalent à w1(x)∈C‾w_1(x) \in \overline{C}. En déduire que C‾∩H+\overline{C} \cap H_+ est un domaine fondamental pour l’action de W dans H+H_+, et que l’image de ce domaine fondamental dans PH a une mesure finie pour la mesure invariante ν\nu de PH (utiliser l’exerc. 11). En conclure que l’on a ν(W∣G)<∞\nu(W|G) < \infty. Montrer que W∣GW|G est compact si et seulement si C‾\overline{C} est contenu dans H+H_+, i.e. si es∗.es∗<0e_s^*.e_s^* < 0 pour tout s∈Ss \in S (on dit alors que W, ou (W,S)(W, S), ou le graphe de Coxeter correspondant, est de type hyperbolique compact).

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.